Steffens, Il os ich erlebte, IV, p
6. Treitschke, 1, pp. 48, 80; léloignemenl <le Winckelniann pour la Prusse, ibid., p. 80. — Voir Ilerder, Lehmann, Scharnhorst, I, p. 206; l'hostililé de Kant et do Fichte pour les armées permanentes, ibid., pp. 204-205. — Lévy-Bulhl, V Allemagne depuis Leibniz, p. 156.
plongés dans leurs spéculations, les savants, dans leurs études, les poètes, dans rentliousiasme de la création littéraire, se souciaient si peu alors, qui avait fait à la Prusse une situation unique en Allemagne et qui recelait les premiers éléments d'une reconstitution de l'Allemagne.
L'Allemand semblait voué, par la division des territoires, à l'impuissance politique. L'individu, ainsi que l'écrivait Rnebel, ne pouvait agir sur les destinées de la collectivité. L'activité politique, là même où elle eût pu trouver quelque aliment, était limitée dans un cercle tellement étroit qu'elle était comme interdite.
C'était en Prusse S et en Prusse seulement, qu'un corps politiijue fortement constitué offrait à ce genre d'activité un champ tout préparé. C'est par là qu'elle appela à elle, même au moment de la plus profonde décadence, les hommes politiques de l'Allemagne entière et qu'elle devint le refuge des tendances nouvelles de l'Allemagne qui s'incarnèrent en elle. Elle avait de longue date forgé pour cette race idéaliste « les armes et les trophées de bronze », préparé pour ce peuple individualiste les premiers éléments d'une organisation politique.
C'est de là que vint le salut de l'Allemagne, — de cet État prussien pour leipuîl elle éprouvait l'éloignement mêlé (rattrail (|ii'inspire la force aux im[)uissants ', — de cet Etat qui, sans avoir répudié la seiilimenlalité nationale, y ajoutait étrangement la rudesse et la brutalité et qui semblait avoir concentré en lui tout le génie pratique de la race. Mais, par un singulier contraste, c'est au moment même où l'Allemagne,, vaincue, réduite à merci, fléchissait sous le poids d'événements irrésistibles, sentait le plus impérieux besoin d'un appui, que l'État prussien, que le « rocher de bronze » dressé à tant de peine par l(î Crand Electeur, par Frédéric-Guillaume l", par Frédéric II, semblait tomber en poussière.
Nous avons décrit celle décadiMice, en apparence irrémédiable. f/r.l;il |»nissi»>ii avait, plus loii'ili'iiips ipie le reslc de l'Allemagne,
1. Stri'kk^is, Witu ic/t erlfhlp. Y, p. 180. — TiiKiTsniiKE, I, pp. 00, 102. Das (inlankenrrir/ilfiinn d'-r l.ilerntiir nnil ilin Tlinlknifl ilrs pri'iitsisc/ii'u Slaali's srliicnrn êich zu liniifuen. Im tfamt'ii ftlniht doch xiriter ilasz dus «//«• Vri'iiszon rhmsu unû»lln'li»ch wur, wie /lie dfutschc Litt-ratur inipulilisrh. — Mknzki., /.wamiff Jnlirc prpu»ni»chei' (ieschichlv, p. 108, Hiilow.
2. Stkkikxs, IV'tM ich erh'htv, iV, p. 18S, — Voir (ji's le lomps itii (iiatid Kleo li'ur. TitRi-nciiKi:, 1, p. 34. — \Vr.nch, pp. lî)4, liiT. ITi, l'.'t, dut Hrrlincrluni.