TiiiirsciiKE, I, pp. 138-141. — Marwitz, I, p
10. Bailleu, II, p. xxxvi. — Ein Zauderer, dit Mauwitz, I, p. 110.
204 LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE LA PRUSSE AVANT lÉNA.
une sorte d'éloignemeut maladif pour toute décision *, par une méfiance naturelle de lui-même, par son goût pour la paix et la tranquillité, Frédéric-Guillaume III reproduisait dans son propre caractère * tous les traits de la politique à laquelle il tint durant dix années, avec une sorte d'entêtement.
Celle neutralité, inaugurée à Bàle et maintenue depuis avec tant de constance, ne tarda pas toutefois à prendre, avec le cours des événements, un aspect très différent de celui qu'elle avait eu dans l'esprit de ses initiateurs.
Les traités de 1796 marquaient déjà, sur la paix de Bàle, un recul sensible ^ Depuis, et dès le début, la ligne de démarcation avait été violée plus d'une fois, sans que la Prusse eût su la faire respecter *. La puissance militaire de la France révolutionnaire s'affirmait chaque jour davantage, et en même temps les tendances qui poussaient la Convention et le Directoire à faire usage de l'instrument qu'ils avaient créé. Moreau, Jourdan, avaient pénétré au cœur de l'Allemagne ^; le sort de l'Empire s'était discuté à Rasladt sans que la Prusse, isolée, sans appui, eût pu jouer, dans ces discussions vitales, le rôle d'une grande puissance". Plus tard, lorsque la secoude coalition s'était nouée, lorsqu'elle avait paru, en 1799, sur le point de triompher, puis lorsque Zurich, Hohenlinden et Marcngo étaient venus aflirmer de nouveau la supériorité militaire de la France, la Prusse, au milieu de ces vicissitudes, avait persisté à se tenir à l'écart, à s'isoler de l'Allemagne et de l'Europe sans s'associer à la France \
1. Rankk, lîanlenberçiy 1, p. 4T7. — Haëusskr, II, pp. 4(59, 516, 544. — Treitschke» J, p. 119. — Uailleu, I, pp. xlvij, Ij, liv, Ixj ; 11, pp. .\xxvj, xlvj, xlviij, xlix, xlj, Ixviij.
2. Er halle sich mil dem System iler Sfulralilûl identificirt, Hanke, llardenbery,
I, pp. 4"", ;i3'J. — Tkkitschkk, 1, p. 148. — Haii.i.k!1, 1, pp. Ij, Iv; II, xxxiv. xlvj, Iv, Ixj. — HAtrssKR, II, pp. 453, 515. — Voir le jugement de Hardcnberg. Hankk,
II, pp. 10, H, 94, 95.
3. lUii.i.Ki-, I, p. xxvij; I, p. XX. — IIakiisseh, II, pp. 2o, 43, 46, 41, 60, 121. — Theithciikk, I, p. 140. — Skklkv, I, p. 219.
4. Haki HSKit, II, p. 40. — UAtLtRu, I, p. XX. — Skklby, Life and Times of Stein,
I, pp. 11.;, r.'o,
5. TnKirsoiiKK, I, p. 142. — Invasion de 1195, IIaeussbi», II, p. 35; de 1190, Moreau Jourdan. lurn des trailé» de 1196, II, p. 64; invasion de 1199, Jourdan, II, p. S12; Moreau lu 1800.