Makwitz, I, p
4. LosiBAKD, Matériaux pour servir à l'histoire des années 480S, 1806 et 1807.
5. Mémoires de Gentz, p. 218. — Ranke, Hardenberg, III, p. 86.
du rôle que jouait alors Hardenberg dans les: négociations avec la Russie, ils sentaient bien que sa présence auprès du roi tenait leur influence en échec. Si Hardenberg s'était plié à la situation, chacun savait que ce n'était point, comme dit Lombard, sans arrière-pensée. Le parti français ' faisait tous les efforts imaginables pour l'évincer et très vraisemblablement excitait Napoléon contre lui. Dans une lettre écrite de Paris, où il avait été porter le traité du 15 février, Haugwitz prodiguait à Hardenberg les assurances de la plus cordiale amitié*; mais, avec toutes les apparences d'une vive douleur, il lui dépeignait, dans les termes les plus forts, l'éloignement, Thoslilité qu'on témoignait pour lui à Paris et lui exprimait des doutes sur la possibilité de son maintien au ministère. A Berlin même, Beyme qui avait été longtemps en termes intimes avec Hardenberg, qui s'était fait son intermédiaire auprès du roi, rompait avec lui, non sans éclat, et lui faisait une scène publique dans le salon d'attente du roi '. II l'accusait d'avoir révélé les secrets de l'Ëlat : il avait saisi pour prétexte un article publié dans divers jouinaux sous la dictée de Hardenberg, et où celui-ci réfutait, avec preuves à l'appui, les imputations injurieuses que, de Paris, le Moniteur dirigeait chaque jour contre lui *.
Au contraire, tous ceux chez qui le sentiment national n'était paséteint, se groupaient autour de Hardenberg ". Au sein de cette agitation bruyante, et quelque peu factice, qui s'était emparée du monde militaire " et dont le prince Louis Ferdinand tenait la tôle, dans les festins d'officiers, on acclame Hardenberg, le ministre national \ Les jeunes officiers cassent les vitres de Haugwitz, donnent des sérénades à Hardenberg; ils font circuler une caricature
1. <> Les aillu Tcnls du système français », dit Hardenberg. Ranke, llardenbercj, II, p. 4*0, — Di'J Mflnner vclche bisher in der llirii/etiunj ini Fraukreich iltir Ih^Nti)»munri fanden, dit Pkhtz, 1, p. :J46. — Dasz es mil Bonaparte auf aile Weisc colludirt, dil le mémoire de Jean de Millier en 1806. Pkrtz, 1, p. 350. — Tkkit8Chke, I, p. 223.
2. Voir enrure en aortl ISOf., Ukkkv., Ilanlniherr/, !!, pp. 485, 487, 896; III, p. SH.
3. Ha:««i;, llurdniherfi. II, pp. 403, :;%, (i02; III^ p. 104.
4. Hankk, llardcnhenj. II, p. 593. — Le roi est méeonlenl de cet arle d'indépcndniiep dii niinistre. Scnds, Seconde aulobinf/raphic. — /u Sc/nilz und Triilz nm Grahe Schiin't,, p. 140.
5. Mi'moire.f de (iissTr, pp. 320, 323. — Ha?«ke, llnrdenheir/, II, p. 008. — Mamwitz^ I, p. i;>2.