Ranke, Uardenberg, IV, p. 40. — Haeussek, 111, p. il
8. Ra.nkb, Uardenberg, 111, p. 222. C'est à Graudenz que Haugwilz fait brûler tous les actes diploinaliques d'août à novembre 1806, itid., III, p. 87.
9. Ranke, Uardenberg, 111, pp. 222-223. — Haklsser, 111, p. 47.
der à la Confédération du Rhin '. Sur ce dernier point, Haugwitz et Schulenburg conseillaient de céder *.
Le 7 novembre % le roi écrivit de nouveau à Napoléon. Allant plus loin, dans la voie des concessions et des humiliations, que la majorité du conseil qu'il avait réuni à Graudenz et qui se composait principalement de partisans de la paix, il donnait pleins pouvoirs * à Lucchesini, même pour accéder à la Confédération du Rhin. Ainsi celte concession extrême que l'orgueil prussien a toujours considérée comme la dernière humiliation, qui eût fait d'elle un État sans individualité propre, un satellite de la puissance française au même titre que la Bavière, le Wurtemberg ou Bade, cet effacement de la nationalité prussienne, ne fut épargné à l'État de Frédéric II que par l'essor démesuré qu'avaient pris, après léna, les projets de l'Empereur ".
Pour sa part, le roi de Prusse avait tout accepté : « Ce fut », dit un historien prussien, « le plus vilain moment de sa vie ' ». La Prusse avait abdiqué par ses mains sa mission allemande, et, s'il dépendait des hommes de changer le cours des événements, il n'eût point tenu à Frédéric-Guillaume III que la Prusse ne renonçât à devenir l'État allemand, le centre et le refuge du patriotisme allemand.
Le parti de la soumission à Graudenz croyait la paix conclue. C'est seulement le 8 novembre ' que les plénipotentiaires avaient été reçus par Duroc. Celui-ci n'avait plus ])arlé de conditions de paix, mais d'un armistice, qui devait être signé de suite, et ratilié le 21 novembre au plus tard *. Le roi devait s'engager à déterminer les Russes à la retraite, abandonner Magdebourg, Hameln, Nienburg, Glogau, Danlzig ". Cette convention qui eût livré aux Français la plus grande
\. Voir le procès-verbal de la conférence. Rankb, Hardenberg, III, p. 222; V, p. 30G.
2. Uankk, Unrdenherg, IV. pp. 41-42; III, p. 223. Voir parliculièrcmenl ralliliuio de llatiKwil7., III, pp. 223-2('>i.
3. Kanke, llardenbery, 111, p. 223; IV, p. 42. — Hôpfnkr, II, p. 389. — Haeussbii, m, p. 41.
4. Ilatit^wilz avait envoyé les pleins pouvoirs même avant la conférence. Hankk, llurdcnhi'rij, III, p. 223. — IIaki-wskh, 111, |ip. 41, 50.
5. IIam(k, lliti(lrnhpi(j, IV, p. 5'J. — Schladen, l'reussen in den Juhreii 180G utifl 1807. Kin Ttif/efmch, p. 37.
G. Ti««iT«(;iuK, I, p. 2.')4. — llAKUssen, III, p. CO. 1. HAKiiHSKh, III, p. 48.