‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 287 sur 570 · Bassewitz, die Kurmark lirandenbwg, 1806-1808, I, p · texte numérisé non relu

Bassewitz, die Kurmark lirandenbwg, 1806-1808, I, p

Celles-ci se trouvaient placées à l'improviste en présence du problème le plus délicat : la péréquation des. charges de l'occupation militaire. Le poids de la complète portait en effet sur les provinces, sur les villes, sur les particuliers, au hasard des événements, suivant les exigences des opérations militaires. Le vainqueur ne se préoccupait que très accessoirement de la répartition des charges que sa présence imposait. 11 voulait que ses ordres fussent exécutés sans délai; pour le surplus, il laissait au vaincu le soin d'accommoder les faits brutaux aux règles de la justice.

Tout semblait donc fait pour mettre en lumière l'impuissance de l'organisme administratif. L'isolement, la disparition subite de la direction centrale, la nécessité de résoudre un problème qui intéressait au plus haut point l'esprit local demeuré si vivace, tout paraissait destiné à rendre plus j^aillants les vices de l'administration prussienne. Incapable de trouver en elle-même les ressources d'initiative qu'exigeait une semblable situation, elle était surtout frappée d'impuissance par son isolement au sein de la nation. Tant que des circonstances normales n'avaient exigé pour assurer le fonctionnement apparent du corps politique que la routine journalière, elle avait tant bien que mal suffi à sa tâche. Dans une situation exceptionnelle où chacun était atteint, troublé, lésé ', rien n'était possible «pie par l'accord des volontés. L'administration prussienne n'avait point de racines dans la nation; et, séparée du gouvernement central et du roi, elle n'avait plus aucune autorité. Elle chercha à se créer un appui, du seul côté où les idées régnantes lui permissent d'en chercher, en réclamant le concours de l'aristocratie foncière *.

Les Français, d'ailleurs, avaient déclaré qu'ils ne traiteraient de la contribution de guerre qu'avec les représentants des Ëtats *, soit qu'ils sentissent que la chambré provinciale n'avait i)as l'autorité nécessairtî jjour imi)0ser au pays l'exécution de semblables mesures, soit qu'ils fussent préoccupés de s'assurer les facilités et les garanties que pouvait leur donner la réunion, sous leur main, des représentants de la propriété foncière *.

La chambre provinciale de la Marche Électorale se trouvait placée

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