ET DE STEIN
Situation du gouvernement prussien à la fin de novembre. — Faiblesse persistante du roi. — Retraite de llaugwitz. — La politique prussienne entre les mains de Beymc. — Le Ministère des affaires étrangères offert à Slcin. — Importance (jue le parti patriotique attache à la transformation de l'organisation gouvernementale. — Le conseil des ministres et le cabinet, — Conflit des deux politiques. — Première réponse de Slein aux ouvertures de Frédéric- Guillaume III. — Mémoire de Beyme en date du 10 décembre. — Ouvertures faites à Hardenberg. — Mémoire du 14 décembre signé par Ilardenbcrg, Stein et RQchei. — Arrivée de Zastrow à Konigsberg le K! décembre. — Son retour accentue les hésitations du roi. — Hardenberg est écarté. — Fermeté de 8lein. — Zastrow ministre des affaires étrangères. — Le nouveau conseil. — Rupture violente contre le roi et Stein.
La crise ouverte le 21 novemijre par le conseil d'Osterode, et qui semblait devoir aboutir à l'adoption d'une politique énergique et résolue, se termina par réloignoment des deux hommes qui représentaient cette politique. Les négociations engagées par le roi, dès le 21 novembre avec Stein, et quelques jours après avec Hardenberg, se prolongèrent durant tout le mois de décembre. Elles se dénouèrent dans les premiers joins de janvier par une rupture violente entre h; roi et Stein, tiindis que Hardenberg se retirait plus tranquillement.
Il vaut la peine de s'arrôter un moment sur celle crise, parce qu'rllc; met rn lumière la situation |)olili(pM' et l'organisation gonvernementah; de la Prusse àcette éjioqne, rt, mieux encore, lescaraclèn^s divers des trois bonimes qui devaient tenir les |)remiers rùles dans