‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 296 sur 570 · Hakusser, III, p · texte numérisé non relu

Hakusser, III, p

4. Ranke, Hardenberg, III p. 237. L'original est en français.

roi assurât une sinécure à Lombard, en le nommant à un poste, pour lequel rien ne le désignait, celui de secrétaire de l'Académie des sciences *.

Fait bien plus significatif encore : si, à la suite du conseil d'Osterode, Zastrow avait été appelé de Berlin, Lucchesini y était resté sous un prétexte quelconque, en réalité pour réserver une possibilité de renouer les négociations avec la France *. A la date du 16 décembre encore, Schladen rapporte le bruit, qui circule à la cour, d'une entrevue qui aurait eu lieu à Posen entre Napoléon et Zastrow', et « sur laquelle », dit-il, « quelques personnes fondent de grandes espérances. Dieu sait pourquoi ».

Enfin, l'ami plus personnel du roi, le conseiller le plus intime, Be}Tne, occupait toujours son poste près de Frédéric-Guillaume III. Plus honnête que le reste de l'entourage, plus accessible aux idées patriotiques — il avait voté avec Stein et Vosz pour le rejet de l'armistice de Charlottenburg, — il n'en était pas moins compromis dans la politique des derniers mois, aux yeux des patriotes et aux yeux des cours étrangères. 11 était à l'état de rupture ouverte avec Hardenberg *. Bien loin d'avoir été atteint par la résolution du 21 novembre, il avait en réalité dans ses mains, depuis cette date, la direction tout entière de la politique prussienne ^, tâche pour laquelle il n'était qualifié, en de semblables conjonctures, ni par sa capacité, ni par son attitude antérieure. On l'accusait même de n'être point étranger à la lenteur des négociations ministérielles et à la prolongation d'une situation qui lui assurait une infiuence prépondéraule ". Tous ces faits expliquent et justifient la méfiance avec laquelle les hommes du parti patriotique accueillipent les premières ouvertures du roi.

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