‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 298 sur 570 · Ranke, Hardenbet-g, III, p. 238. — Pertz, I, p · texte numérisé non relu

Ranke, Hardenbet-g, III, p. 238. — Pertz, I, p

2. Depuis juillet-aoùl ISOG. Voir ci-dessus et Rakkb, Hardenberg, III, pp. 114, Uti, 110. Voir une entrevue du H septembre, ibid., p. 160, l'entrevue du 20 octobre et l'aocueil très froid du roi, pp. 208, 209. Voir encore p. 214.

3. Peutz, I, p. 359. — ScHLADEN, Preussen in den Jahven 1806 und 1807. Ein Tagebuch, p. 11.

étaient-ils excessifs dans la situation où était réduite la Prusse. N'ajoutent-ils pas comme un trait d'étroitesse au caractère d'un homme remarquable par tant de qualités de premier ordre *?

Le 29 novembre *, le roi, dans une lettre personnelle adressée à Stein, lui renouvela l'offre du ministère des affaires étrangères. Cotte fois la proposition prenait un caractère plus précis; mais, en même temps, le roi éprouvait le besoin d'insister sur ce que la maladie d'Haugwitz était, seule, cause de sa retraite. Le ministère ne devait être confié à Stein qu'à titre d'intérim. Le roi avait choisi cette forme, nous assure le biographe de Stein ^, pour vaincre plus facilement les résistances de celui-ci; mais il s'était arrêté d'autant plus volontiers à celte idée, qu'on lui avait représenté le départ de Haugwitz comme une concession, imposée par les événements et difticilement évitable, mais désagréable et de nature à porter atteinte à la dignité de la couronne.

Une lettre de Beyme * accompagnait celle du roi et l'expliquait. Elle semblait indiquer une résolution bien arrêtée de changer de politique; mais elle laissait percer, en même temps, pour justilier la forme de l'intérim, une singulière préoccupation que le départ définitif de Haugwitz et celui de Lombard ne produisissent au dehors une mauvaise impression. Et qui donc aurait pu s'en formaliser, sinon Napoléon?

Cette lettre engage à proprement parler, entre le roi et Beyme d'une part, Stein et le parti patriotique de l'autre, les négociations et le débat qui vont se poursuivre pendant tout le mois de décembre.

Depuis le mois de septembre 1806, les événements étaient venus apporter aux patriotes un appui décisif. Ils allaient forcer le roi à capituler; mais non sans que la prérogative royale se fût débattue, et seulement après une crise qui offre avec celles du régime parlementaire plus d'une analogie.

Les chefs de ce parti d'opposition, ses rej)résentants les plus marquants étaient Hardenberg et Stein '. Le premier, avec une longue

i. Ans den Papxeren SchOji'b, I, pp. lOS, 3S. — Zu Schulz iind Trulz am Grabe SchOn'i, p. 135. — Skelky, Life nnd Times nfSlein. I, p. 5202. 2. lUriKit, llnrdenberg, lomc 111. — Pkht/., 1, p. HOO.

Page 1