‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 301 sur 570 · Zu Srfnilz und Trulz am (irabe Schiiii's, pp. 14'J · texte numérisé non relu

Zu Srfnilz und Trulz am (irabe Schiiii's, pp. 14'J

2. llAKiHBKn, III, p. IJO. — CV«l ce <|iio llcymo n'-poml à llurdciiberg, avec «|uclqiic raÏHuii, li* 2 frvricr 1N07. IUmkk, llunlrnfjen/, III, p. 'JDl.

.1. Aun tien l'ninoren SchO.n'h, I, p(). It.'i. Ui.'i, — '/.u Scliutz und Tntlz am Grabe Schôn'i. pp, llJS-ia». — SKKi.iiv, Lifr and Tiiiir.'i of SIt'hi, I, p. 2U6. 4. Uabhkwitz, IHe Kurmark Hrandenbury, l8U6-IH()(t, p. 418.

STEIN ET BEYME. 265

C'est le 3 décembre que Stein répondit au roi '. Il laissa la lettre de Beyme sans réponse. Celle qu'il adressa à Frédéric-Guillaume III est d'un ton quelque peu dogmatique. Elle reproduit les idées qui avaient dicté la démarche du mois de septembre 1806. En s'y référant explicitement, elle n'a plus, toutefois, le même caractère agressif contre l'entourage et la politique du roi. Elle voile ce que les conditions posées peuvent avoir de rigoureux, sous les formes d'une dissertation historique qui la rendaient plus acceptable à l'orgueil du monarque *,

Stein revient tout d'abord sur son incompétence, sur la nécessité d'une préparation toute spéciale aux fonctions publiques. Il rappelle ensuite qu'un autre est bien plus indiqué que lui pour prendre la direction des affaires extérieures '\ Il désigne Hardenberg. Entin, revenant à son thème favori, il critiqué l'organisation du cabinet, demande la suppression de cet intermédiaire sans responsabilité entre le roi et les ministres, insiste sur la nécessité de reconstituer un conseil des ministres, en rapports directs avec le souverain, auquel seraient rémises la direction effective et la responsabilité des affaires.

Hardenberg attendait toujours cependant que le roi lui fit des ouvertures. En offrant le ministère à Stein, on semblait avoir oublié totalement qu'il occupait encore en titre, sinon en fait, le poste de ministre des affaires étrangères. Très sensible à l'intention que Stein avait manifestée de s'effacer devant lui, appelé le 10 auprès de la reine, qui s'était toujours tenue en relations particulières avec lui, il n'avait encore rien reçu du roi le 11, et se préparait à quitter Kônigsberg, pour se rendre à Memel et offrir de là sa démission *.

Le mémoire de Stein avait fort embarrassé Frédéric-Guillaume III. On lui demandait de sacrifier son cabinet, d'éloigner Beyme, le conlident le plus direct de sa pensée ^ Il était si peu disposé à abandonner son conseiller intime que ce fut lui qu'il chargea de répondre * au mémoire de Stein à la date du 10 décembre.

1. Pkrtz, 1, p. 163. — Zu Schulz und Trutz am Grabe Schôn's, p. 146. — Aus den l'upieren Schôn's, Seconde autobiographie, 111, p. 117.

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