‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 306 sur 570 · Ranke, Hardenberg, IV, p. 57. — Marwitz, I, p · texte numérisé non relu

Ranke, Hardenberg, IV, p. 57. — Marwitz, I, p

croisa avec une nouvelle lettre de Frédéric-Guillaume III'. Celle-ci reproduisait et développait le projet d'organisation gouvernementale précédemment exposé par Beyme. Ce dernier n'était plus seulement chargé de tenir le procès-verbal des séances du conseil ; il répartissait encore le travail entre les ministres, et passait presque ainsi du rang de secrétaire à celui de président, Riichel était désigné pour le poste de ministre de la guerre. Pour le ministère de l'intérieur, on indiquait Stein ou Schrôtter, et l'on ne parlait plus du ministre des affaires étrangères. Hardenberg n'avait reçu jusque-là que des ouvertures verbales et indirectes. Il y avait là un indice auquel il ne se trompait pas, et l'intention visible de l'exclure de la combinaison nouvelle '.

Le 18, Riichel et Schulenburg furent envoyés par le roi chez Stein et chez Hardenberg pour leur proposer, conformément à l'avis émis par Zastrow, d'échanger leurs postes respectifs et de prendre : Stein la direction des affaires extérieures, Hardenberg celle du ministère de l'intérieur ^

Hardeoberg refusa nettement, « Croit-on », disait-il, « que l'on calmera les méfiances de ISapoléon en me confiant le miuistère de l'intérieur au lieu des affaires extérieures? » « Dans ces circonstances », ajoutait-il, « il faut s'adresser à Zastrow*, » Le roi était préparé à cette solution, car, le jour môme, Zastrow fut désigné pour remplir le poste de ministre des affaires étrangères.

Hardenberg pense, et il le dit dans ses Mémoires ", que ce qui contribua le plus à hâter cette décision, c'est l'attachement de Frédéric- Guillaume III à la personne de Beyme. Le roi avait reçu le mémoire du Ih décembre; il était mis en demeure de se séparer de Beyme, et il ne voulait à aucun prix s'y résoudre.

L'on ne pouvait s'attendre à ce que Stein montrât moins de netteté que Hardenberg. Aussitôt saisi de la lettre du 17, où le roi laissait deviner l'intention d'écarter Hardenberg, il avait écrit " à ce dernier :

1. Raxkk, llardenfterg, III, p. 242; — d'après Pf.htz, 1, p. 'M(\, le mùmoiro fut remis an roi le ih.

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