‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 311 sur 570 · PEnTz, !, p · texte numérisé non relu

PEnTz, !, p

tempérés, même par ceux qui, plus tard, en l'appréciant de sangfroid, purent la juger d'une âpreté excessive *.

N'y a-t-il pas dans cette crise un signe du temps qui commence, d'un temps où les gouvernements , même les plus despotiques , même les plus absolus en apparence, se trouvent contraints par une force supérieure à suivre le courant de l'opinion et ne peuvent se maintenir qu'à condition de compter avec elle? N'était-ce pas un spectacle digne de remarque, de voir, en Prusse, moins de vingt années après la mort du grand Frédéric, des ministres, des fonctionnaires, trouver, dans l'appui d'une opinion * indistincte et sans interprètes autorisés, la force de résister en face au monarque. Il est vrai que ces vingt années étaient celles de la Révolution française.

1. Rankb, Hardenberg, III, p. 266. — Pertz, I, p. 395. — Aus dcn Papieren ScHÔx's, pp. 33 à 37. — Zu Schutz und Trutz am Gt'abe Schôn's, pp. 138-130. — Seeley, Life and Times of Stein, I, p. 306. — Ulffer, Die Kabinetsregierung und J. W. Lombard, pp. 308, 310.

2. Lettres de Stein à Schulenburg et Schrôlter; effet produit par son départ,, Pebtz, I, pp. 405, 410.

Page 1