‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 330 sur 570 · Marwitz, I, p · texte numérisé non relu

Marwitz, I, p

8. Tkeitsciike, 1, p. 259. — Voir Arch. hist. du Min. de la guerre. Correspondance de la Grande Année, 11 septembre 1807. La prolongation de roccupalion de la Prusse orcidonlale produit une irritation qui se retourne contre le roi : « Hier », écrit Soult, « les États de la Prusse occidentale sont venus me communiquer l'adresse qu'ils envoyaient à ce sujet. 11 est dit dans celle adresse qu'il y allait de la couronne du roi, que bientôt Sa Majesté n'aurait à régner que sur

noblesse qui lui permettaient bien de servir dans l'armée royale, mais non dans une levée en masse {Landsturm).

Dans cette province de la Marche Électorale, tellement écrasée par les premiers coups du vainqueur, tellement affaissée, les impressions du début semblaient persister. Sans doute, à Berlin, la population de la grande ville, mobile, avide de nouvelles, « alerte », suivant l'expression de Clarke, commentait fiévreusement les bruits qui lui parvenaient. Plus tard, les souffrances s'aggravant, les mécontentements se multipliaient', mais nulle part l'esprit de résistance n'apparaissait.

Le 18 novembre*, Hullin et les agents placés sous ses ordres paraissaient s'inquiéter de l'agitation des Berlinois. « Nous ne reconnaissons plus », disaient-ils, « ce peuple dont la soumission semblait si profonde. La torpeur des premiersjours est secouée. L'esprit public devient mauvais. On fait circuler des bruits défavorables aux Français. La classe aisée constitue toujours la partie saine du public, mais on ne reconnaît plus ce peuple si abattu depuis un mois. Les nouvelles de la campagne de Bliicher lui ont rendu, pour un moment, son orgueil national. »

En février, Clarke lui-même, gouverneur général de la Marche Électorale et de la Poméranie, manifeste quelques préoccupations ^ Elles sont motivées par la misère croissante et par les mécontentements qu'elle suscite.

« Pour maintenir cette tranquillité », écrit-il le 4*, « il est indispensable que Votre Majesté autorise le payement des fonctionnaiies publics* et d'un traitement aux officiers prisonniers de guerre, »

Plus tard*, Clarke écrit encore : « La misère des fonctionnair«'s est

des cimetières, s'il n'obtenait que les Franrais quittassent au plus tôt le pays. » — Voir la dcmarclie des Klals de la Priissi; orientale contre le projet de levée imi masse au début de novembre ISOT. Es sei cloch nothwendig dasz die Gittsbesifzer da/ieitn hliehcn, iim das Volk so viel als tnëglich in Ordnung zu fialteii. Leiima.nn, Kjiesebeck und Schôn, p. 237.

1. Pkrtz, Slein's Leheii, II, p. 5. — Thkitschke, I, p. 2."i2.

2. Arch. /liai, du Min. de la guerre. Correspondance de la Grande Année, 18 novembre 1806, rapfiortde Dubouclietà Hullin. — Voir encore 24-2") novembre.

3. Pehtz, Stein. I, p. 4M. — H,\Et.8SEH, III, i>p. 34-35. — .irrh. hi.il. du Min. de la yurrre, Corre«(iorulance de la Grande Année, 19 février 1807, lettre, de Clarke; voir encore, 20-22 février; ihid., 7 mars 1S()7. lettre de Clarke il l'Cmpereur et rajiport de [udicc : cliap. i, sur le moral aeluel du peuple : eh. ii, moyen de corriger le moral actuel du peuple et ses suites naturelles; itiii/., il mars 1807.

4. AitH. hist. du Min. de la guerre, Correspondance <le la Grande .\rméo, 4 février 1807, lettre de Clarke.

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