‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 364 sur 570 · Pkktz, 11. p · texte numérisé non relu

Pkktz, 11. p

1. Aus den l'apieren Schô.n's, II, p. 99. 8. Pertz, 11, p. 14.

en matière de finances; mais il ne participa plus que de loin aux travaux de la commission *.

Schrôtter, chargé, comme ministre provincial, de l'administration de la Prusse orientale, la seule province qui fût restée aux mains des Prussiens, jouait dans la direction des affaires un rôle considérable.

Tous ces éléments divers, Hardenberg, Stein, Schôn et la commission immédiate, Schriitter, exercèrent simultanément leur action dans cette période d'incubation * où fut engagée la transformation intérieure de la Prusse et dont les résultats les plus clairs furent l'édit d'émancipation sociale du 9 octobre 1807 et le « testament politique » de Hardenberg. Avec ou sans concert, ils collaboraient à la même œuvre et il est impossible de n'être point frappé de la concordance que présentent sur plus d'un point les idées de Stein, éloigné depuis le mois de janvier 1807 du théâtre des événements et retiré à Nassau, — celles de la commission immédiate ' qui siégeait à Memel, au centre même du gouvernement, mêlée au mouvement journalier des affaires, — celles de Hardenberg, de Niebuhr et d'Altenstein *, qui s'étaient retirés à Riga avant même la signature du traité de Tilsit ^

Les idées générales qui présidèrent à la transformation de l'Ëtat prussien étaient fort répandues depuis la Révolution, surtout depuis les dix premières années du règne de Frédéric-Guillaume 111. Les désastres de la Prusse n'avaient point fait naître les idées de réforme sociale. Mais ils leur donnèrent plus de force et plus de précision; ils leur assurèrent la prépondérance. Et comme s'il eût

1. Voir Hardenberg à Schôn, 20 juillet iSOl. Atis den Popieren ScnôN's, I, p. 36, el AllfMislt'in à Schôn, ibid., II, p. 37.

2. Sur l'action de la commission immédiate, Klewilz à Schôn, 11 juin 1835. Au% den Pa/iieren Schôn's, I, p. 61. — Knapp, 1, p. 127, tend h tUablir, sans y réussir, «emblc-l-il, qu'il n'y eut point de rapports entre le mémoire de Hardenberg cl l'édit du 'J octobre. — Skklky, Life and Times of Stein, I, pp. 414, 418.

3. l»KhTZ, II, p. 12. — Aux den l'npieren SciiOn'», 1, p. 37.

4. Kn octobre 1807, Stein rappelle auprès de lui Altenslein cl Nagler ii la demande de Hardenberg. Pkiitz, II, p. 36.

5. Lettre de Hardenberg à Schôn, 4 mai 1807. Aux den Papieren Sciion's, 1, p. 55. AlteiiHtein dans su corrcspomlance avec Schôn fait consiammenl filiusion à la bonne cause, nu grand plan, tlie yulr Stirhe, der ;/rusze Plan; ihid., Il, pp. 32, 36. — SciiO.N, ihid., I, p. 40, semble indii|uer (lu'avant Tilsil, Hardenberg résistait encore aux réforme». — Kn décembre 1S()7, le roi consulte Hardenberg sur leH projet» du Sluin, celui-ci les approuve complètement. Hankk, HardenOery, 111,

p. sas.

Page 1