‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 37 sur 570 · BORNHAK, I, p · texte numérisé non relu

BORNHAK, I, p

6. BoRNHAK, 1, pp. 116, 394, 399. — Ernst Meirh, Die Ref'orm der Verwallungsorganisation unter Stein und Hardenherg, p. 41.

Lorsque l'armée permanente se créa *, on vit apparaître un nouvel élément d'administration purement monarchique, les commissariats des guerres, chargés de pourvoir à l'administration de l'armée dans le sens le plus large du mot, à son recrutement, à son entretien aux dépens de la population civile, chargés de réunir les ressources nécessaires à son existence *.

Ces organes créés successivement, sans vues d'ensemble : chambres des domaines, commissariats des guerres, coexistèrent pendant un certain temps au milieu de conflits incessants et d'une confusion ^ inévitable, jusqu'au moment où Frédéric-Guillaume I", en 1723 *, donna à l'administration provinciale de la Prusse une forme définitive en créant, par la fusion des chambres des domaines et des commissariats des guerres, les chambres de guerre et des domaines.

L'administration monarchique avait pour mission essentielle l'entretien de l'armée. C'est de là que découlaient tous ses pouvoirs et cette conception particulière, qui se traduisait dans le nom même des chambres de guerre et des domaines, imprima à l'administration prussienne de cette époque un de ses traits les plus remarquables. La chambre provinciale recueillait l'impôt ou les produits domaniaux dans une caisse particulière destinée à faire face aux dépenses militaires. Si peu à peu elle se vit charger des fonctions de l'administration civile % telle que nous la concevons, c'est qu'il fallait, pour assurer le recrutement de l'armée, maintenir ou attirer sur les territoires souvent déserts de l'Étal prussien une population plus nombreuse, et, après l'y avoir établie, entretenir ou développer sa capacité contribuable. Tout se ramenait à cette idée dominante, qui correspondait si bien aux origines de l'Ittat prussien et à ses conditions d'existence, que l'administration était faite avant tout pour assurer le maintien d'une force militaire organisée '.

\. SamoLLER, die Enlslehung des preiissischcn lleeres (Deutsche Rundschau, XII,

mi).

2. I)B«)Y8itK, V, III, p. 25. — SciiMOLLBR {Preussische Jahrbûchei', XXVI, p. 1554).—

IlUACHOIIM, II, p. 176.

3. DMontK.x, V, III, p. 25. — Ihaachoiin, II!, p. 11. ^ Ein Confusionswrrh; dit ScHl'CK (Abhandlungen der Schli'sischfti Gi-srtlschaft, 1867, p. 45). — Huhniiak, I, pp. 380, Vil ; II, pp. 4, 30, 41, 42, 43, !>».

4. Htaum-mam», l'nhl. (lUM dfn K. pr. St. Archiven, 11, p. 28. — Trkit«ciikk, I, |). 31». 6. UoiiKtiiAK, I, p. 333; II, p. 4, — Km.nht Mkikh, l)ie Heform der Verwaltunr/s-orga-

nitattun unter Strin und Httrdentjerff, p. 41. 6. DouRliAB, I, pp. 332, 333, 351, 37»; II. p. 40. — Piiiupi'Bon, I, p. 282.

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