Knapp, I, pp. 133, 134; 11, pp. lo3, lao
5. Archives historiques du Ministère de la guerre, Correspondance de la Grande Armée, 7 août 1801, lettre de Clarke. tJlarke écrit, d'après les rapports (ju'il reçoit : u Quant au roi de Prusse, il ne donne pas signe de vie; il est à Memel, au désespoir. MM. Beyme et Kôckeritz gardent sa chambre et font en sorte qu'on le voie le moins possible. »
G. Peut/., II, p. 7.
1. Voir une lettre du roi à Hardenberg, du 2 octobre. Ranke. Hardenbern, III, p. 533.
8. Voir sur Beyme : Aus den Papieren Schôn's, II, p. 36; et H, p. 49, un jugement favorable.
Guillaume n'avait pu se résoudre encore à se séparer *. Il obtint l'assentiment du roi à ses vues *, et se fit attribuer par l'ordre de cabinet du h octobre les pouvoirs les plus étendus ^. Ces pouvoirs devaient durer tout au moins tant que l'occupation française ne laisserait à l'action administrative du gouvernement prussien que ces provinces éloignées. Stein réunit ainsi sous sa direction toute l'administration intérieure, finances, police, etc., le ministère provincial de la province de Prusse, la commission immédiate, la commission d'exécution de la paix qui siégeait à Berlin. 11 eut la présidence dans les conférences du ministère des affaires étrangères qui demeurait confié au comte Goltz *. Il fut associé aux délibérations de la commission de réforme militaire. Il devint donc, ainsi que Hardenberg l'avait été quelques mois plus tôt, un véritable dictateur ^ Il y avait toutefois, entre les pouvoirs qui leur avaient été confiés à l'un et à l'autre, une nuance qui correspondait à la différence des situations. Tandis que Hardenberg, à un moment où la crise extérieure dominait toutes les préoccupations, avait groupé ses attributions diverses autour du ministère des affaires étrangères, Stein, après la fin de la crise, avait fait de la politique intérieure le centre et le pivot de son action prépondérante.
Ces questions une fois réglées, Stein aborda l'examen des projets de la commission immédiate. Il n'hésita pas à étendre au royaume entier* la suppression de la sujétion héréditaire, et à soumettre au contrôle des chambres provinciales ^ la faculté laissée aux propriétaires nobles d'adjoindre les tenures rurales à leurs domaines propres. Neuf jours après son arrivée, il soumettait * l'édit à la signature de Frédéric-Guillaume III.
L'édit qui fut signé par le roi le 9 octol)re 1807 avait plus encore le caractère d'un acte politiipie que d'une réforme sociale.
i. l'EKTZ, II, pp. «, H5.
2. Dem fur die Wiederherstelliing des Slaales entworfenen Plane, dit Pkiitz, II, p. 8.
3. HapporU de coniinnce relative entre lui et la ramillo royale ri cette dalo. I'ehtz, II, p. 9. — Carai-lèrc constamment tendu des rapports de Stein avec le roi. PutTt, II, p. 37.
4. Voir «tiir «ioltz. Au» den Papieren ScuÔm'b, II, p. 42. 8. Ptnrt, II. p. a.
«. PfKTZ. Il, p. 2t. — Tkkithchkk, I, p. 280.