H«i«Tz, II, pp. IW, 21. — Knai'p, II, p
8. Pf.HT/, II, p. 21. — Voir le texte de r»''«lil donné par Pkhtz, II, p. 23. — Ans den Papieren ScuOn's, I, p. 43. Uieae • Habvas corpus » Aide unseres Slaates,
C'était, en tout cas, une réforme sociale d'une portée limitée *. L'importance réelle de l'édit venait surtout des tendances nouvelles dont il était le premier indice. Les idées d'émancipation sociale avaient été depuis longtemps et souvent agitées en Prusse. Au milieu des résistances de tous genres, les souverains avaient réalisé vers leuiapplication pratique quelques progrès. Elles n'avaient pas fait encore de pas aussi décisif. Pour la première fois, l'État retirait de la caste privilégiée sa main protectrice, et rendait, en soulevant légèrement le poids de sa réglementation oppressive, quelque latitude au libre jeu des initiatives individuelles.
Stein a eu longtemps, à lui seul, tout l'honneur de l'édit du 9 octobre 1807, et a personnifié, en quelque sorte, l'œuvre de la réforme sociale. Son rôle a été récemment défini avec plus d'exactitude. Les polémiques engagées par les héritiers des tendances provinciales et politiques de Schôn ^, les publications officielles qui ont fait effort pour attribuer aux HohenzoUern la paternité presque exclusive des progrès réalisés dans leur royaume ^ ne laissent plus à Stein le mérite d'une initiative très originale *. Le mémoire qu'il avait rédigé durant sa retraite à Nassau indique clairement que les idées de réformes administratives et gouvernementales le préoccupaient plus alors que les idées de réformes sociales ^. Lorsque Stein arriva à Memel, la commission immédiate, qui n'avait pas non plus en cette matière le mérite d'une hardiesse de pensées très exceptionnelle, avait préparé la réalisation d'idées depuis longtemps mûries. L'assentiment du roi était assuré. Il semble que Stein n'eut pas grand
1. Dès lors, die Franzosen spotteten wie bedachtsant inan in Kiinigsberg den Spuren der groszen Révolution folge. Treitschkk, 1, p. 281.
2. Leiimann, Knesebeck und Schôn, pp. 88-89. Voir dans Lehmann, p. 90, Haeusser pour Stein contre Schôu : der Schôncidtus, dit Lehmann, p. 69. Voir la violence passionnée de ces polémiques et leur prolongation dans tout le cours du xix" siècle, ibid., p. 124.
3. Stadklmann, Publicationen aus den kôniglichen preussischen Slaats archiven, XXX. — Zu Schulz und Trutz am Grabe Schiin'.t. p. 222. — SchDck. Friedrich Wilhelm III und seine Rcithe {Abhandlungen de rsc/desiscken Gesellschaft, 1867, p. 70).