‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 394 sur 570 · Treitschke, I, p. 264. — Hassel, I, pp · texte numérisé non relu

Treitschke, I, p. 264. — Hassel, I, pp

6. « Une vérité parfaitement démontrée est que M. Daru est trop dur et trop entêté. Il y a des bornes à tout », écrit Clarke le 12 mai 1807. Arch. hist. du Min. de la guerre, Correspondance de la Grande Armée, 12 mai 1807, lettre de Clarke.

hors de la lettre des traités de Tilsit, et pour imposer au gouvernement prussien des exigences sans cesse croissantes. S'il paraissait, comme en novembre 1807 ou en mars 1808, prendre une attitude plus conciliante, c'était de Paris que venaient alors les fins de nonrecevoir et les rigueurs nouvelles. Le parti était pris de laisser le gouvernement prussien s'agiter vainement dans l'impasse où l'avaient acculé ses désastres et l'abandon du czar '.

Dès le début des négociations, Daru avait déclaré qu'il voulait rester maître de l'administration civile et des caisses publiques. Frédéric-Guillaume avait formé à Berlin, le 16 juillet 1807, une commission immédiate placée sous la présidence de Sack, chargée d'assurer l'exécution du traité de paix et de diriger l'administration du territoire occupé. Daru avait interdit aux journaux de publier les ordonnances royales qui instituaient la commission et qui fixaient ses pouvoirs. Bignon et lui avaient surtout interdit aux chambres provinciales, aux organes administratifs de tout ordre, de correspondre même avec la commission immédiate. Les représentants de l'autorité française maintenaient sous leur contrôle étroit l'administration entière qui ne devait renseigner qu'eux seuls et obéir qu'à eux seuls ^

L'occupation française s'étendait jusqu'à la Passarge, et, même après le léger mouvement de retraite effectué par Soult le 15 déconibi-e, elle allait encore jusqu'à la Vistule. Donc, jusqu'au 15 décembre, le gouvernement prussien n'administrait en réalité que la province de la Prusse orientale et môme pas tout entière. Après le 15 décembre, il reprit possession d'un faible lambeau de la Prusse occidentale. Mais les Marches, la Poméranie, la Silésie, la presque totalité de la Prusse occidentale, occupées par 160 000 hommes, échappaient entièrement à son action. Sur les /i millions et tant d'habitants que le traité «le Tilsit ' laissait à la Prusse, plus de 3 millions demeurèrent, durant toute l'année 1807 et la plus grande partie de 1808, comme étrangers au gouvernement national *.

Les négociations, engagées avec Daru " pour l'exécution du irai lé

— DûPU ne fait que suivre les instrijclions de i'Iîinpereiir, Correspondu ncc de Napoléon l", 1;» mni !S07; iellre <le rKmpcrciir à ClarUo. — IIassiil, I, p. t.

1. H*?iKK, llnrdrnherg, ill, p. S-J4. — Hasski., I, pp. 12 l\ \\ JO, :>l, 120.

2. IIaniri,, I, pp. (l, 7, K; voir p. 162 ù propos <lii cninp di* Itcriin.

3. Voir (^n|>^^s llorTmann 4 millions \v\ <l'li;iliilmils el 2 300 milles carrés. LriiNAM.x, HrfKirnfiorfl, II, p. 154.

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