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LES NÉGOCIATIONS AVEC DARU A BERLIN

de paix, n'avaient pas un aspect plus rassurant. Non seulement Frédéric-Guillaume III devait, en échange du léger mouvement de retraite effectué par Soult, accepter toute une série de conditions qui n'avaient pas été prévues à Tilsit; mais la question de la contribution de guerre et les discussions qui s'engageaient à son sujet prenaient un caractère menaçant pour l'existence même de la Prusse *.

Les négociateurs prussiens pensaient que les contributions de guerre devaient rester limitées à celles qui avaient été imposées durant la campagne, et sur lesquelles il ne restait dû que 19 millions, Daru ne l'entendait pas ainsi et réclamait 154 millions. Comme il n'y avait point accord sur les bases mêmes du compte à établir et que ces bases n'avaient été ni fixées, ni indiquées, dans les stipulalions du traité, la discussion était sans issue, et pouvait se prolonger aussi longtemps qu'il plairait à l'Empereur.

Daru réduisit bien sa demande, vers le milieu d'octobre *, à 1 12 millions; mais en môme temps ses exigences se précisaient. Il demandait, pour une valeur de 50 millions, l'abandon de domaines royaux avec tous les droits qui y étaient attachés ^. Les Français devaient encore garder en leur possession, jusqu'à la réalisation complète de leur créance, un certain nombre de places fortes prussiennes des plus importantes. C'était, suivant l'état des négociations, tantôt deux» tantôt six places fortes. Elles devaient être occupées tantôt par /jOOOO hommes, tantôt par 6000 *.

Le 6 novembre ^ Daru exigeait l'établissement de voies militaires reliant entre elles les garnisons de ces places fortes et- sillonnant le territoire prussien. En janvier 1808 ', c'était à propos du règlement de comptes entre le gouvernement prussien et les territoires cédés par lui qu'apparaissaient de nouvelles exigences.

Le 23 février. Napoléon annonçait l'intention ^ d'imposer à la Prusse, après l'évacuation, un effectif maximum que ne devrait pas dépasser son armée sur le pied de paix.

C'est à peine s'il restait au gouvernement prussien une ombre

i. Hassel, I, p. 24.

2. Pkrtz, II, p. 43. — Voir une première note de l'Empereur des premiers jours d'octobre, Hassel, I, p. 29; — le programme du 19 octobre, Hassel, I, p. 30.

3. Pektz, II, pp. 10, 74, 108, et les villages qui en dépendent, p. 109.

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