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FORMATION TERRITORIALE DE LA PRUSSE

ches, gouverner, sous la suzeraineté du roi de Pologne, le duché de Prusse \ occuper le siège archiépiscopal de Magdebourg ', faire valoir des droits de suzeraineté sur la Poméranie ^.

11 n'en est pas moins vrai, qu'au début du xvii" siècle, à une époque où le territoire de la France était délinitivement formé, sauf les acquisitions plus récentes de la frontière de l'Est, il était impossible de reconnaître, dans la petite province des Marches, le germe du futur Étal prussien. Non seulement les deux parties constitutives de la Prusse moderne, les Marches et le duché de Prusse, n'avaient point encore une existence commune, mais à l'avènement même du Grand Électeur, les Marches étaient réduites à elles-mêmes. Des provinces comme la Poméranie *, comme le duché de Magdebourg ^, que l'on a confondues depuis avec les Marches sous la désignation de provinces moyennes, n'étaient point encore rattachées à l'État prussien.

Bien plus, l'intégrité même de ce territoire si réduit était loin d'être assurée contre le péril des partages familiaux. Le Brandebourg était encore exposé, au milieu du xvii* siècle, aux dangers que la noblesse apanagée avait fait courir à l'unité française, et dont elle avait triomphé depuis Louis XI. C'est seulement à la fin du xvi" siècle qu'après des clauses familiales souvent oubliées, deux fois renouvelées, le traité de famille de Géra avait assuré l'intégrité des Marches. Encore cette intégrité fut-elle une dernière fois compromise, sous le lègue du Grand Électeur, par sa tendresse pour les llls cadets de son premier et de son second mariage ".

Enfui, même à partir de cettte date, si l'État prussien est délinitivement formé, son territoire n'en reste pas moins voué, par une sorte de fatalité, à une instabilité constante. Pour ne parler que de ses transformations les plus considérables, il s'agrandit d'un tiers, au milieu du xviii' siècle, par la conquête de la Silésie \ A la lin du

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