‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 405 sur 570 · Pehtz, pp. 68, 74, 100. — Hassel, I, pp · texte numérisé non relu

Pehtz, pp. 68, 74, 100. — Hassel, I, pp

4. 149 biens nobles cl 6 641 biirgerliche eigenlhùmlich besessene Gûter. LsHMAint

les assemblées oligarchiques, ils en avaient été exclus sous le règne de Frédéric-Guillaume II. Depuis la lin du xviii" siècle et sous l'empire des idées nouvelles, il avait été question souvent de les faire pénétrer dans les associations de crédit. Si leurs terres ne représentaient guère que le tiers de celles de la noblesse, elles étaient beaucoup moins hypothéquées. On résolut de les convoquer * aux États provinciaux de la Prusse orientale qui se réunirent le h février 1808. De son autorité, le roi décida que les Ko/me?' y seraient admis et que le vote y aurait lieu par tête. Ces dispositions s'exécutèrent sans résistance. Auerswald donna l'assurance que les obligations nouvelles, destinées seulement à être données en gage, ne seraient pas mises en circulation, et l'assemblée, calmée par cette promesse, consentit à ce qu'on lui demandait *.

Stein étendit ce procédé aux provinces occupées. Il se procura ainsi 71 millions de francs d'obligations, que Daru consentait à accepter et qui soldaient la plus large part de la contribution de guerre '. Ce fut au moment où le premier ministre prussien venait d'ébaucher ce plan, qui complétait ses négociations avec Daru, que ces négociations subirent un temps d'arrêt et que d'autres horizons commencèrent à s'ouvrir pour la Prusse.

La situation violente de l'État prussien avait mis assez lidèlement en lumière, dans les négociations que nous venons de rappeler, son état politique intérieur. Quel rôle y jouait encore l'aristocratie foncière, représentant presque seule, vis-à-vis de l'occupation, les intérêts nationaux groupés par province, et soutenant seule, du crédit que lui donnait son autorité sociale, l'État chancelant! La disparition du pouvoir central avait placé dans un jour éclatant, la situation encore

Knesebeck und Schôn. Beilagcn, p. 302. — Hassrl, I, p. 138, le domaine des Kôlmer est le tiers du domaine noble.

1. pRUTz, II, p. 166. — lUssBL, I, p. 138. — Voir, sur la réforme du Landtnp de la Prusse orientale, l'ordre de cabinet du 31 janvier 1S08, les projets de réforme ultérieure du 27 février 1808, (|ui restent h l'état de projet, mais qui sont très caraclcrisli(|ucs de» idées politiques de Stein: Wlcdcrbrlvbung dcr alten SU'inde, Th»:ilnahme der Eigcnthùmer, et toutes les discussions entre Sclu'in cl Stein Bur la repré'^entation, qui se KrcITent sur ce [trojot de réforme des lUals provinciaux. Lkiimanm, Knrsvhfck und Schôn, pp. 161, 105, 16G. — Voir surtout les rapports d'Aiierswuld, ScliOn, StAKt^munii, en mai, juillet, aoiU 1808, ihid., Beilagen, pp. 208 ù 304.

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