Pertz, II, p. 37. — IIassel, I, p
0. Arch. hist. du Min. de la guerre, Correspondance de la Grande Armée, 15 avril 1808, rapport sur les Étals de la Prusse orientale, voir ci-après.
Elle s'agitait à Berlin et à Kônigsberg ', conseillant la soumission aux Français et l'accession à la Confédération du Rhin.
Niebuhr, qui séjournait à Berlin au début de sa mission financière, et qui cherchait à connaître exactement la situation, écrivait- à Stein pour lui décrire l'état des esprits dans cette portion des territoires occupés.
« Je ne parle point du peuple », disait-il, « qui reste à l'abri de la corruption, mais les hommes bien intentionnés, — il entend par là les patriotes — ne forment qu'une minorité dans cet ensemble qu'on peut appeler l'opinion publique » {des eigentlichen Publikiims).
Beyme, dont le maintien avait été, en décembre 1806, l'objet d'une crise si violente, restait à la cour; une fois au moins, il se fit, auprès du souverain, l'intermédiaire des ennemis de Stein. Nous avons une lettre de la reine, adressée au premier ministre, où elle le supplie de montrer, au regard des obstacles que lui crée Beyme, quelque patience. Ce fut seulement le 1" juin 1808' que le roi se sépara du conseiller auquel il tenait tant. Kôckeritz resta alors à la cour l'agent le plus actif des anciens partis. Il appuyait, auprès du roi, les intrigues que Zastrow * avait nouées à Berlin avec Kalckreuth et avec les représentants de l'ancienne armée. Vosz luimême, que Stein avait désigné pour succéder à Sack dans la direction de la commission immédiate, appartenait au parti aristocratique et s'associait à son action, Altenstcin enfin, que le premier ministre avait rappelé, à la reconunaiulation de llardeuberg °, était entré en opposition avec lui.
Stein, obligé de se défendre contre tant d'adversaires, n'avait point un appui sûr dans la personne du monarque, 11 parait bien qu'à aucun moment l'antipathie naturelle et réciproque du roi et de son premier ministre ne fit place à des sentiments de confiance mutuelle *.
1. PEnrz, II, p. 87. — Hakjsseb, III. p. 137, — Voir l'élal d'esprit du luondft de la cour, le prince el la princesse Ferdinand de Prusse disant, n In nouvelle de Fricdland, « force choses de bonté et d'obligeance |)our Tlinipereur et pour le» Français en K<^néi*al, el le vieux maréchal Mollendorf i|ui est exlriHiuMuent bien ». Arch. hini. du Min. de lu i/uerrc, !•' juillel 1807, lettre de Clarke. Voir ibid., 24 juillet 1807, lettre de Clarke.