‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 417 sur 570 · Knapp, I, pp. 148-149. Sack également, p · texte numérisé non relu

Knapp, I, pp. 148-149. Sack également, p

duels, assez portées à sacrifier les faibles. Schôn\ l'adepte ardent de ces doctrines, avait été amené malgré ses tendances antinobiliaires, à favoriser presque les prétentions de la noblesse -, lors de la préparation de l'édit du 9 octobre.

La noblesse avait enfm pour elle, sur le terrain pratique, les tendances de l'administration. Dès le lendemain du 9 octobre, Auerswald, Broscovius, Schrôtter, avaient saisi Stein de propositions qui précisaient et étendaient, dans un sens favorable à la noblesse, les dispositions de l'édit ^

D'après les termes de l'ordonnance, la faculté d'accaparement semblait limitée aux cas où la noblesse serait impuissante à reconstituer le capital d'exploitation des tenures ruinées par la guerre*. Elle était subordonnée à la suppression de la sujétion héréditaire et au contrôle des chambres provinciales. Schrôtter ^ soumettait à Stein des projets d'instructions, adressées aux chambres provinciales des provinces prussiennes, conçues dans un esprit différent. Elles n'imposaient plus, pour l'adjonction des tenures rurales au domaine propre du seigneur, qu'une double réserve. Le propriétaire noble devait supprimer immédiatement la sujétion héréditaire, et, à la place des foyers de tenanciers ainsi supprimés, reconstituer autant de foyers de petits journaliers ruraux ^

C'était livrer le sol presque entier des provinces, en pleine propriété, à l'aristocratie foncière. Stein le comprit et écrivit d'une main ferme en marge des projets : cessât in totum\ A la date du 10 décembre 1807 *, il appela la commission immédiate à en délibérer. Ce fut Schon qui fut chargé de l'examen de la question. Un revirement marqué se produisit dans son esprit : placé eu présence des conséquences extrêmes de ses doctrines économiques, il reconnut qu'il avait fait fausse route et trop négligé la situation politique*.

1. Voir les idées théoriques de Schôn contre la petite culture, Knapp, II, p. 153, partagées pur Auerswald, liroscovius, Schrôtter, ibid., il, pp. l'JS-liVJ. — Haeusser, III, p. 137.

2. Pbrtz, 11, p. 19. — Zu Schutz und Truts am Grabe Schôn's, pp. 230 à 240. — Kmapp. I, p. 138.

Page 1