Voir aussi Lotlum, Lehmann, Scharnhoi'st, II, p
4. Droysen, Das Leben des FeldmarschalVs Grafen York von Wartenburg, I, p. 156.
b. Droysen, Leben des FeldmarschalVs York, I, p. 157,
« Cette noblesse nombreuse », écrivait-il ^ c< qui remplit chez nous les postes d'ofticiers subalternes, et qui, de l'aveu de l'Europe entière, fait la force et la supériorité de notre armée, se sentirait humiliée par une mesure qui l'assimilerait au simple soldat, et ravalée au-dessous de la situation que sa naissance et son éducation lui assurent. Les uns, plus aisés, quitteraient le service; les autres, retenus par la nécessité, perdraient le sentiment de leur dignité. Ils ne seraient plus respectés du simple soldat. »
Marwitz était encore plus virulent contre les idéologues et les philosophes, contre cette destruction de l'esprit militaire, soldatenmorderischen Einrichtungen '. Mais, écrivant vers 1830, alors que la restauration — tout au moins partielle — de l'ancien régime avait plus qu'à moitié détruit l'œuvre des réformateurs, il raillait légèrement leurs illusions égalitaires. « Les phrases retentissantes sur l'égalité », écrit-il, « ont, sans doute, fait bien du mal; mais on a dû reconnaître, à l'user, qu'elles ne suffisaient point à changer la nature des choses '. »
Le roi pouvait bien conférer des titres de noblesse; il ne dépendait pas de lui, d'après Marwitz, de faire des âmes véritablement nobles, de répandre cet esprit de dévouement, de sacrifice qui vouait, de tout temps, en Prusse, l'aristocratie au service militaire *. « Dans le fils du banquier », dit-il, « dans le fils du marchand, de l'idéologue, du citoyen du monde (et l'association qui surgit sous la plume de Marwitz est assez caractéristique), vous retrouverez quatrevingt-dix-neuf fois sur cent, le spéculateur ou le garçon de boutique. Le fils d'un noble, même stupide, reculera toujours devant un acte vulgaire » ; et, s'élevant jusqu'au lyrisme, Marwitz cite les vers du poète latin :
Fortes crcanlnr forlibus et bonis.
Est in juvencis el in cquis palrura Virlus, nec imbellem féroces Progenerant aquiltt* coiumbara.
11 résume toute sa doctrine politique dans une page qu'il euipninle à Monllosier el dont il rappelle la conclusion : « C'est ainsi
\. I.KiiMAKH, ScliarnhnrM, II, p. \M, h- lit juin 1806.