I.eilHA'iM, Srhitrnhorst, II, p
4. Krinuerunijin aus dfm Ij-hrn des FeldmarachaW s voM IIoykn, I, p. 328. — Lkuhar.ii, Scharnhorst, 11, p. 151.
LES KRÛMPER 401
projet qu'il avait conçu en juillet 1807*, aussitôt après Tilsil, et le fit sanctionner par l'ordre de cabinet du 6 août 1808*. On dut réduire dans une large mesure l'effectif des compagnies, et appeler successivement les cantonistes demeurés dans leurs foyers à s'exercer durant un mois au régiment. Il fut également décidé que chaque régiment détacherait un certain nombre d'officiers, qui se rendraient, durant les jours fériés, dans le canton du régiment, pour y exercer les hommes en congé de l'ancienne armée.
Les partisans du service obligatoire prenaient ainsi une première revanche de l'échec que leur avaient imposé la volonté du roi et les intrigues qui s'agitaient autour de lui. L'on soumettait à des exercices militaires tous les hommes qui n'étaient point compris dans les catégories d'exemptés; c'était un progrès réalisé vers l'application du service universel. Les officiers avaient reçu l'ordre de traiter les hommes avec les plus grands ménagements. Chacun devait se familiariser avec le service, et la réconciliation de l'armée et de la nation se préparer de la façon la plus pratique ^ Ces mesures exceptionnelles, ce rapide passage sous les drapeaux, faisaient pénétrer partout la notion exacte de la situation violente de l'État, des devoirs civiques, du rôle de l'armée. Bien que ces mesures n'aient point été exécutées sans hésitations, les soldats d'un mois, les Knimper*, ont joué leur rôle dans la guerre d'indépendance, et leur appel constitua l'un des éléments du mouvement national '.
Les circonstances que nous avons rappelées rendaient faciles, en même temps qu'elles les imposaient, d'autres mesures, dont les conséquences pratiques et immédiates furent également considérables. Les événements qui avaient marqué la campagne de 1806 avaient porté à son comble l'impopularité de la caste militaire. Les scandales de la reddition des places fortes avaient, dès le mois de décembre 1806, obligé le roi h prendre des mesures de rigueur. La commission d'en-
1. Pektz, Stein, II, p. 183. — hEHMKîm, Scharn/torst, II, p. 157; 31 juillet, p. 158, la note. Scharnhorst attribue l'idée à Bùlow en 1808, voir ibid., p. 158, la note.