Lkumann, Scha7-nho)-st, II, pp. loi
3. Pertz, Stein, II, p. 185. — Leiimann, Scharnhorst, II, pp. 158, 159, 160.
4. Leiimanx, Scharîihorst, II, p. 158. — Marwitz, I, p. 301. — Eivinnerungen aus dem Lel/eti des Feldmarschall's von Boye.n. I, p. 328.
5. Voir Leiimann, Scharnhorst, II, p. 158, l'importance sociale de la mesure. — Erinnerungen aus dem Leben des FeldmarschalVs von Boyen, I, p. 328.
quête * qu'il avait constituée devait, en châtiant les fautes commises, préparer un renouvellement du personnel. Toutefois, telle était la situation des officiers sous l'ancien régime, qu'aucun texte légal ne permettait de sévir contre eux. Les articles de guerre ne s'appliquaient qu'aux sous-ofliciers et aux soldats ^ On n'avait point voulu admettre que Tolicier noble pût faillir. L'on dut, après des recherches minutieuses, s'appuyer, pour frapper les coupables, sur un texte qui datait du Grand Électeur. La commission d'enquête n'en poursuivit pas moins son œuvre avec décision. On vit des officiers suspects et d'un rang élevé, mis aux arrêts, en attendant leur jugement, et placés, par un singulier renversement des rôles, sous la garde des bourgeois que, quelques mois auparavant, ils accablaient de leur mépris. Plus d'une condamnation à mort fut prononcée. Le roi toutefois n'en maintint qu'une, qui ne fut pas exécutée; mais, lorsque la commission d'enquête eut terminé sa tâche, qui se poursuivit durant des années, le personnel se trouva presque entièrement renouvelé ^. Des cent, quarante-trois généraux que comptait l'armée prussienne en 1806, il n'en restait, en 1812, que huit en activité, et deux seulement exercèrent un commandement durant la guerre dindépendance. Si l'on songe à l'esprit de corps, si l'on se représente ces familles de l'ancienne noblesse militaire, reliées par mille liens, comptant parfois dans l'armée jusqu'à dix ou douze de leurs membres, il faut reconnaître que la commission d'enquête avait accompli une œuvre diflicile *.
Quelque idéalistes ^ que fussent les patriotes qui avaient entrepris de réform«;r l'armée prussienne, la partie morale de leur tâche ne les absorbait point. C'était sans doute la plus importante et la plus ardue; mais il y avait dans les institutions anciennes plus d'un vice d'organisation matérielle à reprendre.
L'organisation de l'administration centrale de l'armée avait été l'un des poiiits les plus faibles de l'ancienne bureaucratie prussienne *. Il fallait tout d'abord y porter remède. Toutefois, le roi n'y avait point fait allusion dans le programme qu'il avait inili(iué , dès le