‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 491 sur 570 · IIahhki,, I, pp. 207, 20«, 2H · texte numérisé non relu

IIahhki,, I, pp. 207, 20«, 2H

6. TitKiTHCiinK, 1, p. 321. — llAKirssKu, ni, pp. Ui-in:;. — Ans dem Nachlasse Ludwig'a vo» un Mahwitz, 1, |). 2'JO. — IIasskl, I, pp. iJ, Ti.

l'origine des projets d'insurrection en PRUSSE. 439

de chercher à inspirer confiance à Napoléon. Et ceux-là mêmes qui étaient les plus résolus à ne la point mériter, cherchaient à l'obtenir*.

Lorsque les ministres prussiens en vinrent à concevoir des projets tout différents, lorsque les événements d'Espagne les eurent amenés à dresser un programme d'insurrection nationale, appuyée sur un noyau d'armée régulière, ils furent aussi impérieusement contraints de voiler ces projets sous les mêmes apparences *.

Tant qu'il s'agissait des dehors, de la tenue apparente, il y avait donc accord à peu près unanime. Chacun donnait provisoirement les mêmes conseils, mûrissant, sous le couvert des mêmes actes extérieurs, les projets les plus divers.

« L'intérêt de la Prusse », écrivait ' Scharnhorst lui-même le 13 mai, avant de connaître les événements d'Espagne, « est de s'attacher à Napoléon.... Sans doute », ajoutait-il, « on ne peut, sans un sentiment de révolte intérieure, accepter l'idée d'une association avec la France, surtout dans le cas d'une guerre avec l'Autriche. Mais c'est le seul moyen d'obtenir la libération du territoire. » La conclusion du mémoire était, il est vrai, d'un ton quelque peu différent *, et l'on y sent percer l'irritation contenue que causaient à l'auteur les irrésolutions du roi : « Il faut par-dessus tout », dit-il', « prendre un parti, ne point devenir une fois de plus le jouet des événements, ou bien conclure avec Napoléon, ou bien, si l'on y répugne, engager de suite des négociations avec les puissances ennemies de la France ». On a soutenu récemment que Scharnhorst, en présentant au roi le mémoire du 13 mai, n'avait eu d'autre but qiie de l'acculer à un dilemme, de le poussera la résistance, par la répulsion naturelle pour l'alliance napoléonienne, présentée avec quelque brutalité \ Il nous semble difficile ^ d'attribuer à Scharnhorst des calculs aussi compliqués. Les projets mêmes qu'il préparait alors pour la réforme de l'armée sont une garantie certaine qu'il n'abandonnait point l'avenir; mais il voulait avant tout conquérir une situa-

1. Lehmann, Scharnhorsl, II, p. 177. — IIassel, I, pp. 1"G, 238.

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