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STEIN ET SCKARNHORST POUR L'î^•£L•ERECTIC^^ 443
Cependant, tandis que le roi semblait attendre ainsi un affranchissement partiel de la grâce de Napoléon, beaucoup plus que d'un effort violent, l'ardeur de? patriotes croissait de jour en jour. Le 1/i août*, Stein, résumant un mémoire de Gneisenau, et répondant peut-être à la décision provisoire prise par le roi le 12, conclut qu'il vaut mieux reprendre sans hésiter la lutte pour l'honneur et pour l'indépendance, que rester suspendu aux décisions d'un tyran maudit. Il rappelle l'exemple de l'Espagne et la guerre de Vendée. Il supplie, encore une fois, le roi d'écarter ces conseillers qui paralysent toute action décisive, « ces égoïstes vulgaires et misérables qui, habitués à la honte, se consolent dans la paresse et la sensualité ».
C'est à cette date aussi, le 15 août ', que Stein adresse à Witgen stein la lettre imprudente qui allait jouer dans les événements politiques un rôle si considérable. Tout le parti militaire, Scharnhorst, Gneisenau, Boyen, Grolman, déclarent hautement le moment venu de risquer le tout pour le tout ^. Scharnhorst étudie en détail des plans d'insurrection générale en Allemagne. Enfin, le 21 août*, Scharnhorst et Stein présentent au roi un mémoire qui conclut à l'ouverture de négociations immédiates avec l'Autriche, et Stein y inscrit de sa main, en deux lignes, le programme de la guerre d'indépendance, la formule du parti nouveau qui s'étend si rapidement, le mot d'ordre du patriotisme allemand, né d'hier à peine : la libération de l'Allemagne par les Allemands *.
Les événements qui se succédaient étaient bien faits pour exciter cette ardeur. Les nouvelles d'Espagne se pressaient, de plus en plus décisives. La guerre entre la France et l'Autriche semblait encore imminente. Et, dans les premiers jours d'août, les troupes françaises avaient commencé à effectuer un mouvement de retraite sensible *. Les ministres prussiens ne pouvaient savoir à celte date que la nouvelle de la capitulation de Baylen, parvenue à l'Empereur le