Voir aussi Ompteda à Tœplitz. Theh-schke, I, p
6. Haecsser, III, p. 210. — Hassel, I, pp. 268, 296, 297. 1. Haeusser, III, p. 210. — Marwitz, l, p. 137.
Dans les premiers jours d'octobre, dans le petit moulin d'Oltendorf, Gôtzen s'était rencontré avec le comte de Bubna'. Il lui avait dépeint en termes enllaihmés la lutte violente des partis à Kônigsberg et lui avait exposé ses projets, avec une brutalité qui avait dû surprendre son interlocuteur. « Il ne restait plus », disait-il, « qu'à se débarrasser par la violence des hommes qui s'opposaient à la guerre. On ferait, s'il le fallait, sauter des têtes, et Kalckreuth serait une des premières victimes*. »
Cette exubérance inquiétait les ministres autrichiens ^ ; ils se demandaient dans quelle mesure les agents officieux de la Prusse étaient accrédités par leur gouvernement et autorisés à parler comme ils le faisaient*. Et, de fait, à Iheure où Gôtzen tenait ces propos incendiaires, les événements avaient condamné ses efforts à l'impuissance, et la politique prussienne s'engageait dans une voie toute différente.
Ce fut seulement le 11 octobre que Stein apprit, par les dépêches qui passaient sous ses yeux, la résolution, prise par le roi le 29 septembre, de ratifier sans réserves la convention du 8 *.
Le 12 octobre ®, il revint une fois de plus sur les motifs de la politique qu'il préconisait, et fit un suprême effort pour déchirer le voile où se cachaient la pensée et les indécisions du roi. Il s'efforce de démontrer que ce n'est pas l'entraînement de quelques esprits excités, que c'est le souci même du salut qui commande une résolution énergique. Et, conseillant à Frédéric-Guillaume III de rompre à la première occasion le traité qu'il a signé, il ajoute : « Est-ce donc seulement à l'empereur Napoléon qu'il sera permis de substituer l'arbitraire au droit, et le mensonge à la vérité ' ? »
Le roi cependant ne sortait pas de sa réserve. Il patronnait les associations secrètes, connaissait et tolérait tout au moins la diplomatie occulte de Gôtzen "avec les patriotes autrichiens et ne savait pas plus résister aux conspirateurs exaltés qui l'entouraient qu'à son