Pertz, II, pp
2. Archives historiques du Ministi^re de la guerre, Correspondance de la Grande Armée.
3. Archives historiques du Ministère de ),a guerre. Correspondance de la Grande Armée, 11 octobre 1801, lettre Je Victor.
4. On. DE Mazadk, Correspondance du maréchal Davout, I!, p. 282. — Marwitz, I, p. 205. — Pertz, II, pp. 30, 269, 613.
5. Voir les illusions de Hakusser dans son résumé de l'œuvre de Stein, III p. 144.
6. Ein Skizzirer, dit-on. Voir les impressions de Vincke, Adam Millier, Fr. von Raumer, Ernst Meieu, Die tie/oitn der Vei-voaltungs-Organisation unler Stein und Hardenberg, p. 147.
démocratique a été à peu près la même partout. C'est un terrain de comparaison assez sûr. Dans l'accomplissement de cette œuvre, la France avait pris depuis longtemps les devants, lorsque la Révolution française en assura le succès définitif. Et s'il est vrai, selon la théorie de Fichte, que tout Européen civilisé a pour patrie la nation qui est en tête de la civilisation, s'il est vrai que la réalisation des idées de justice sociale soit une des tâches essentielles de la civilisation, il est vrai de dire qu'en ce sens la France a été la patrie de l'humanité.
Les Allemands, les Prussiens, peuvent proclamer la supériorité de leurs théories politiques sur les nôtres, et poursuivre sur ce thème les spéculations infinies. Rien ne prévaudra contre le rapprochement saisissant de ce peuple de petits propriétaires ruraux définitivement affranchis, qui couvrait l'Europe de ses armées triomphantes, et ces masses qu'il rencontrait encore partout, courbées sous l'oppression, victimes de l'organisation féodale.
La Prusse proclame qu'elle a su, sous l'inspiration de Stein, accomplir sans violence l'œuvre qui coûta tant de sang à la Révolution française ^ Qu'est-ce donc que Stein et ses collaborateurs avaient fait? Ils avaient apporté sans doute au gouvernement prussien, ils lui avaient imposé, ils avaient inscrit dans les textes législatifs le principe de la liberté individuelle.
Mais ils avaient trouvé la propriété de la terre réservée en droit et en fait à l'oligarchie, ils la lui avaient laissée tout au moins en fait. Ils avaient trouvé le pouvoir politique démembré par les justices seigneuriales, par la police, par la souveraineté seigneuriale aux mains des propriétaires des biens nobles; et, malgré les déclarations du testament politique, les fonctions essentielles de la souveraineté étaient demeurées aux mains de l'aristocratie foncière. Et s'ils avaient rompu le lien théorique du servage, ils n'avaient rien fait pour briser les liens palpables et pesants qui retenaient des millions d'hommes, sous l'oppression sociale de ceux dont ils avaient déjà à subir presque sans contrôle l'oppression politique *.
1. Aus dm Papieren SchO.n'b, I, p. 55; II, p. 536. — Zu Schiitz und Triifz am Grahe Schiin's, p. I^i'l. — M. (Inkist, tYie Venkxchriflen des Frrihrrni vont Iritein (Preusiische Jnhrhûcher, XX.XVIII, p. 263). — Voir h quel point celle, aflirination cl eclli! erreur Honl portées par le hio^niphe «riKlnis de Sleiii, d'ailiiMirs irhn favorable à la Prusse. Ski;i.ky, lAfr und Timos of S(cin, II, pp. 0(1, 10:i, 174.
2. Kn?isr .Mkikr, Die He/orm der VertuaUunys-Ovganisalion unter Slein und liar' dentierg, p. 358.
On peut, sans doute, discuter sur la meilleure organisation de l'État, opposer les théories politiques aux théories politiques; mais, alors qu'une œuvre sociale semblable restait presque entière à accomplir, on peut dire que la Prusse ne se distinguait de la France, et Stein de la Révolution française, qu'en reculant devant la tâche que l'une et l'autre avaient accomplie *.
1. Nous ne pensons point qu'il y ait sur la personnalité et l'œuvre de Slein de jugement plus complet que celui qu'a porté Alex, de Humboldt en laZo. Stein war ein Mann der raschen That, muchtir/ von W'dlens-Kraft, voU Scharfhlick im Einzelnen, meist wie durch Inspiration; kein Slaatsmann, aber viet Edles schaffend und veranlassend, sehr beschriinkt im Freiheitssinne und, wegen dieser Beschrûnkung, oft im Widerspruch mit sich selbst, unerschûtlerlich wami der mittelalterichen Mythe ergeben, die er sich von deutscher Ffeineit, nicht in Volksleben, sondern in stundischen Abutufungen geschn/fen, ungebildeter als das Zcitalter in dam er lebte; f'ein und edel voti Gemût/i, bei vieleu Auibrûchen von tleftigkcit und Intoleranz; kein gvoazer Mann, aber oft grosz im llandeln, Gvoszes und Freies liervorrufend, um einen Theil des Heivorgerufenen spiiter zu bereuen, Aus den l'auieroi Si;iion's, I, p. 1G9