Knapp, I, p
2. 3 th. 8 gr. par an, pour une servante, environ 8 francs. Knapp, 1, p. 67. — Les domesti(iues sont forcément réduits au vol ou à la mendicité. Knapp, I, p. 67. — PuiLippso.N, I, p. 450. — Voir sur les conditions do la domesticité obligatoire, les mémoires de Schôn. « Un règlement (Kiichenzettel) rendu par l'aulorilé chargée de la police locale et concernant les domestiques serfs {das unterl/tunige Gesinde), attribuait 14 livres de viande par an à chaque valet ou servante, et lixait une quantité de pain si faible, que l'alimentation, dans ces régions (en Silésie), contrastait singulièrement avec celle des territoires de Magdebourg et d'Halberstadt. Aus den l'upieren des Minislers und Buigyrafen Thbouoh von Scuon,
I, p. i'i. — Knapp, 1, p. 94. — Phu-Ippson, I, p. 18 : 6 th. 2/3 par an, pour les hommes, 4 Ihalers par an pour le.s femmes; de la viande seulement les jours de grande fête. — Voir, sur la sujétion héréditaire, Staueliiann, Publ. aus den
II. pr. S/aatsarchiven, XXX, pp. 41, 42. — Knapp, I, pp. 23-24. — Voir les dispositions ilu code (ullgemeiner iMndrecht) publié par Frédéric-Guillaume II (Phii.ippsoN, das preussische Slaa/swesen, et Kkuo, ûber die Leibeigenscliafl). Elles sanctionnent l'élat existant, mais elles n'ont qu'une valeur subsidiaire, les législations provinciales et même les coutumes provinciales ne sont point abrogées. SUOENHEIM, p. 414.
3. Kiuio. Ueôer Leibeigenschaft oder Erbuntrrtluiniçflieit der Landbewohner in den preussischen Stauten, Halle, 1798, p. 55. — Voir la lettre de félicitations adressée à l'auteur de l'ouvrage par le roi Frédéric-Guillaume III, le 19 janvier 1799. Sta- DELMANN, Piibl. ttus deu k. pi'. Sluatsurcliivcn, XXX, p. 227, — Voir aussi sur le livre de Krug, Pertz, 1, 293,
60 L'OIIGANISATION SOCIALE.
quelque uom qu'on lui donne, c'est là le trait caractéristique qui le distingue dans ces régions. Le serf est, au sens propre du mot, attaché à la glèbe'.
Dès lors, l'aristocratie foncière, qui est à peine limitée dans ses goûts d'oppression, dans ses besoins d'exploitation ou dans ses fantaisies d'arbitraire, par le contrôle de l'autorité monarchique, ne l'est point davantage par la faculté laissée à Ihomme de fuir les maux dont il souffre. Le paysan est rivé au sol. C'est la pierre angulaire de l'édifice, la sanction de toutes les misères, de toutes les servitudes dont nous avons cité les principales -. Le serf ne peut échapper, par l'émigration ou par la fuite, à la condition qui lui est faite. La révolte ouverte serait sa seule ressource; il en a usé au xv!*" siècle, du moins dans toute la région occidentale de l'Allemagne; depuis, il végète dans l'oppression^.
D'une façon générale, on peut dire qu'à la lin du xviii® siècle, dans les provinces orientales de la monarchie — provinces prussiennes, Marches, Poméranic, Silésie, — qui comprennent les quatre cinquièmes de la population rurale * de la Prusse, la sujétion héréditaire est,
1. Khapp, 1, p. 23. Le seigneur a, de son côté, (jnelques obligations. H doit au tenancier des secours de diverses natures.
2. KxAPP, I, p. 42. — Voir l'impression d'un officier français lors de l'ocoupalion en 180". BEHTiitZKNE, Souvrnirs mililaifes, 1, p. i54.
3. SiroKXHEiii, p. 365. — Kxapp, l, pp. 44, 45, cl dans les provinces prussiennes» U, p. 188.
4. Celle population se répartit ainsi en chifTres ronds : elle est de 1 001) 0 )0, sur un peu moins de 10 000 000 d'habitants.
Provinces prussiennes :
Prusse orientale (ancien duché de Prusse). 170 000 Prusse occidentale (ac(|uisilion du premier partage de Frédéric il) 540 000
Prusse méridionalc(aci|uisilionplusrcccnte )> 3 120 000
de Frédéric-tiiiiliaume 11) 1 040 000
Nouvelle Prusse orientale (acquisition plus
récente de Frédèric-Uuiliaiime 11) 770 000
Silésie 1 (UiO 000
Poméranie .(«lO ixio
LcH Marches :
la .Marche ICIeclorale 440 000 )
!■- N'.fivcllo .Marche 230 000) ^^» »^»
ToTAi 5 840 000
L« surpliiB tMs trouve dan» les groupes isolés des provinces rhénams cl woslphali<<nn<!N : voir IIav^hkwit/, tlir kunnark llrihulfn/mr;/ in Orlnhrr ISiXi. Leipzig, BrrtckliauH, 1840. Cch cliiirrcs se nip|)orlent h l'année 1804, 1805. —Voir DiKrKiiici apud BuoMUUKiiM, p. 414.