‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 83 sur 570 · SuoKNiiEiM, p. 361. — Knapi", I, p · texte numérisé non relu

SuoKNiiEiM, p. 361. — Knapi", I, p

5. Ce cliilTre est approximalif. Le texte dit : Bauemstellen et Kossâthenstellen; ces désignations s'appii()iienl à des lemires d'étendues dilTérentes. Le Buuer exploite jusqu'à 2 iluf'en ou 60 Morgen, le Kossâlhe exploite 1/2 llufe ou 15 Morgen. Basskwitz, die KuriiKirk Hvandenbimj iSOfi. p. 22. — Knapp, I, p. 9. — Voir, sur l'origine du Hu/e, K..>Ai'p, I, [I. 9. — Nous comptons le Hufe=: 30 Morgen = 180 Ruthen et le Morgen (Magdeburgische) = 25 ares 532. — Voir, sur l'étendue des tenures, Stadelmahn, XXX, p. 14.

6. Unter seinen Pftug genommen. Voir ProtokoU ùber die Konlribulionen und Kriegskosten des oôerbarnintschen Kreiaes ans den Jahren 4630 bu 1634. E. Fried- L.ïNDER, Markische Forschungen, XVII, p. m,

7. FiDici.N, Territorien der .Mark Brandenhurg, I, p. 150; apud Droysen, III, n, pp. 49 et 471.

veaux occupants sur les biens abandonnés, il ne néglige pas de resserrer leurs liens de dépendance vis-à-vis de lui '.

Ce mouvement ne s'arrêta point après la paix. Lorsqu'à la suite des traités de Westphalie on chercha à rétablir un peu d'ordre, quelque règle dans ce monde bouleversé % l'oligarchie profita du pouvoir qu'elle avait conservé pour régulariser et asseoir ses conquêtes de fait, les empiétements auxquels elle s'était livrée '.

Le pouvoir monachique, tout absorbé par sa lutte politi(]ue avec les États, était loin de pouvoir apporter aucun allégement à la condition des populations rurales. Il parut, au contraire, trouver son intérêt à livrer cette proie à l'oligarchie, pour la dédommager du pouvoir politique qu'elle était sur le point de perdre *. 11 voulait la convaincre que le nouvel Etat politique qui se créait, s'il ruinait sou prestige et sa puissance, ne l'atteignait point, du moins, dans ses intérêts, et pouvait, au contraire, les servir ^.

Vers le milieu du xvii" siècle, à l'époque où le Grand Électeur est en lutte avec les États pour leur arracher les subsides qui lui sont nécessaires, lorsqu'il cherche à obtenir d'eux la reconnaissance et les garanties de la souveraineté, les États exigent et obtiennent des déclarations et des actes qui étendent, qui conlirment, la situation sociale de la noblesse foncière ". Dans le recès de 1653, l'Électeur dit que le servage, le servage sous sa forme rigoureuse (le recès dit Leibeigensckafi), subsistera partout où il est usuel, et qu'en cas de doute, la présomption sera pour le servage \

Dans le même recès de 1653, le souverain intervient d'une façon plus caractéristique encore * : ce n'est point pour proléger la population rurale, c'est pour arrêter, par des menaces, ses plaintes sur les vexations arbitraires du seigneur. Tout paysan qui se sera plaint du

1. Ditov>K.N, m, II, [>. '49. — K.NAiM', I, p. 49. — Voir encore IVVlil du 29 juin 1714. Stauki.man.n, l'tihl. nus dm k. pr. Stacitsarchiven, II, p. 32.

2. Staiiei.ma^s, l'ubl. (lus den k. pr. Slaatsarchiven, II, p. 3.

A. BoBniiAK, I. p. 254. — SctiEMiHiM, p. 3C9. — Knapp, 1, p. 42. — Dhoysen, Geschichle dcr preuxsischcn l'oUlik, III, ii, p. 385.

4, BoRKiiAK, I, p. 254.

5. Voir ci-<l«'»siis, chap. i. — Dhoyskn, I, p. 404. — Knapi', I, p. 43.

G. BoRMiAK, I, p. 255. — SuGBNiiKiM, p. 37(5. — SciiMoi.i.KH, die Enlstchuiuf de preuiriiir/wn lierre» (Deutsche ÏUmdschau, XII, 1877, p. 258). — Dikiyskn, V, m, p. 15.

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