‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 90 sur 570 · Stadelmann, PuôL aus den k. pr. Staalsarch., Il, p · texte numérisé non relu

Stadelmann, PuôL aus den k. pr. Staalsarch., Il, p

5. C'est le célèbre Prïlgel-Mandat, ibid., p. 80 : Jn diesem verbot derselbe das so arij im Schuange be/indliche « barbarische Wesen » die Unterlhanen gottloser W'eise mit Prùgeln oder Peitschen wie das Vieh zu trakliren. — « L'habitude barbare, dit l'ordonnance, de traiter les serfs sans conscience, comme du bétail, àcoii|)s de fouet ou de bâton. » Slgemieim, p. 376. Il donne la date du 4 avril 1738.

6. Willkùrliche Peilschenhiebe und LahmsclUagen, dit Droïsek, V, m, p. 20.

fouet OU des coups de bâton. Mais les restrictions mêmes qu'il s'impose dans cette tentative humanitaire sont bien significatives. La patente, tout d'abord, n'est point applicable en Prusse et en Lithuanie, parce que la population y est trop perdue de paresse et d'immoralité'. On continuera donc, avec l'autorisation royale, à combattre l'inertie des paysans prussiens et lithuaniens, avec le fouet et le bâton. Ailleurs, ce procédé d'encouragement et de moralisation est interdit; mais l'on craint de désarmer les agents de l'autorité souveraine sur les domaines

Au cas où le paysan, corvéable à merci, ne travaille pas avec une activité suffisante, l'ordonnance autorise à l'attacher, à le revêtir du manteau espagnol % et, si cela ne suffit pas, à lui infiiger un temps non déterminé de travail de forteresse.

Frédéric II reprend les tentatives de son père pour mettre fin aux mauvais traitements corporels. « Il arrive », dit un ordre de cabinet de 17/i9^, « que des agents royaux rouent les paysans de coups de bâton. » — « Il m'est insupportable », dit encore, plus tard, le roi, « d'apprendre que mes ordres positifs sont violés, qu'il n'en est tenu aucun compte. » Il s'efforce, à son tour, de déterminer, même de réduire les charges du paysan sur le domaine royal. Le nombre des jours de corvée s'élève souvent à six par semaine! Le roi voudrait en diminuer le nombre. Il prescrit, dans les baux nouveaux à conclure pour les domaines, de limiter le nombre des jours de corvée dus aux fermiers par les tenanciers royaux, à quatre au maximum*. Plus lard, il cherche à les réduire à trois. En 17G3 et en 17(37, Frédéric II supprime, mais seulement sur les domaines de la Prusse

1. Da lias Volk dort tioch gar zu faul umlgolllos sei. Stadelmann, Publ. nus den k. pr. Slaatsarch., II, p. 80. — Suoemieim, p. 378.

2. Spanische Manlel. STADBMiANiN, l'ubl. aux den k. pr. Slaatsarch., Il, p. 80. Le diclionnairc des frfcrcs Grimm donne la dolinilion suivante du niantoa» espagnol : • Celui qui subit cette peine doit porter sur l'i'paule une profonde et lourde cuve à travers le fond de laquelle il passe la tète. >» (Deulsches Worlerbuch tlnr Gehr. Grimm, t. VI, col. 1(H2.)

3. Ordre de cabinet du \'6 juillet 1749 à la chambre provinciale de la Marche Électorale. Ordres do cabinet du 8 novembre 174S, du '20 septembre 1750, à Cocccji, et toute une série de lettres et d'ordres de cabinet. Stadklmann, l'uhl. aut den k. pr. Stnatuarch., XI, pp. lO'.l, 28S, 2ST, t!00.

4. Il les limite h qiiatre sur le» domaines de la Marche l-'lectorale. Stahki.mann, Publ. auM den k. pr. Stnatsarch., XI, p. 20B. — Dans la Nouvelle Marche, sur les domaines, les paysans ont l\ servir trois jours avec altclaKc, et deux jours sans atlcIaKe. Le roi trouve ces charges elTroyaltliMuent lourdes, l'iilirtzlic/i sttirk, cl prescrit de les r<''duire h trois ou quatre jours, ihid,, p. 284. — Il limite encore davnntaKc lo» corvi-es sur le» domaines de la l'russe occidentale (pays conquis) 60 Jour» par an, R novembre 1773. Si.'kkmikim, p. 403.

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