‹ La formation du radicalisme philosophique (volume 2)Chapitre 69 sur 186 · ADAM SMITH ET LES PHYSIOCRATES · texte numérisé non relu

ADAM SMITH ET LES PHYSIOCRATES

dans les essais économiques de Hume, ni dans les rudiments d'enseignement économique que contient la € Philosophie Morale » de Hutcheson ^^, ni dans le cours professé par Adam Smith à l'Université de Glasgow : la théorie de l'échange et du travail, en cela consiste l'apport fait à l'économie politique moderne par ceux qu'on appelait en Angleterre, dès 1763, « les théoriciens de Glasgow'* ». Puis Adam Smith visite Paris, et c'est alors seulement, dans l'intimité de Quesnay et des physiocrates"', qu'il entrevoit la possibilité de découvrir, par analvse, un certain nombre d'éléments irréductibles dans la valeur des objets qui s'échangent. Mais cette théorie sera toujours, chez Adam Smilh, une théorie d'emprunt, à laquelle toute rigueur systématique fera défaut. D'où le caractère contradictoire de la théorie de la valeur, telle qu'elle est exix>sée dans la * Richesse des Nations » : la valeur d'un objet est mesurée, tantôt par la quantité de travail que la production de l'objet a coûtée'*^', tantôt par la quantité de travail que l'objet, une fois produit, peut commander sur le marché'". La contradiction '^ ne se rencontre pas dans le Cours de 1763 ^'^ : mais c'est que la distinction des trois éléiflents de la valeur — salaire, profits, rente foncière — n'a pas encore été faite, rendant impossible de mesurer la valeur, purement et simplement, par la quantité de travail que l'objet a coûtée. D'où encore l'absence de précision dans les rapports établis entre les variations des salaires, des profits, et de la rente foncière. Pas de relation fixe entre les variations des profits et celles des autres élé-

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