F. IIADICALISME P II I LO S 0 PII I n L E
présidant, en compagnie de Fox, une exécution ca})!tale à la guillotine; dansant des rondes patriotiques au cri de « Vive Barrère » ; déguisé en gamin crieur de journaux, et colportant dans Berkeley Square « le dernier mensonge rapporté par Malagrida de Paris » ; tirant un coup de fusil dans le carreau de la voiture royale •^^ En 1801, après la démission de Pitt, peu s'en faut qu'un ministère soit constitué, dont Lansdowne et Fox seraient les chefs. Lord Lansdowne meurt trop tôt pour faire partie du ministère Grenville-Fox de 1800.
Bomilly, plus indépendant et plus sentimental à la fois, passe de l'enthousiasme au dégoût. En 4789, il publie des « Pensées sur l'influence de la Bévolution française », où l'on reconnaît, à bien des expressions, l'intUience directe de Bentham, et qui sont inspirées par un optimisme absolu. Il attend de la Révolution française l'avènement du cosmopolitisme et la fin des guerres: « les vrais intérêts d'une nation n'ont jamais été en opposition avec les intérêts généraux de l'humanité, et il ne peut jamais arriver que la philanthropie et le patriotisme imposent à personne des devoirs inconcihables ». En ce qui concerne plus particulièrement les intérêts anglais, la fm du despotisme en France signifie, pour l'Angleterre, la fin des guerres avec la France ; et d'ailleurs le succès de la Révolution de France pourra, par le prestige de l'exemple, diminuer la haine des nouveautés qui caractérise l'esprit anglais ; car « le singulier avantage d'avoir une constitution