‹ La formation du radicalisme philosophiqueChapitre 87 sur 239 · LE SUFFRAGE UNIVERSEL. ^H · texte numérisé non relu

LE SUFFRAGE UNIVERSEL. ^H

V&gà auquel doit oommenoer la jouissance du droit de suffrage, ou conçoif. difficilement des lois, faites pour les hommes âgés de plus de quarante ans, dont le reste de la collectivité ne bénéficierait pas. Peuton négliger, en outre, l'importance des sentiments sympathiques ? Les vieillards n'ont-ils pas, en grande majorité, des fils, « dont ils tiennent l'intérêt pour une part essentielle du leur propre » ? ^^ Mais la propriété est un principe moins légitime d'exclusion. Ou bien le cens sera très élevé : alors le gouvernement sera aristocratique. Ou bien il sera placé très bas : les inconvénients du cens, en ce cas, seront nuls, mais les avantages en seront paiement nuls : « car, si l'on admet que la masse totale de ceux qui possèdent une propriété quelconque fera un bon choix, il est difficile de prétendre que l'addition du nombre relativement restreint de ceux qui n'en possèdent aucune sera capable de rendre mauvais le choix effectué ». C'est c le principe de simplification » qui trouve ici une application nouvdle. Quant aux cas intermédiaires, James Mill fait une tentative curieuse, conforme à la méthode de Bentham, pour exprimer avec une rigueur arithmétique dans quelle mesure, selon que le sens fixé exclura ou n'exelura pas la majorité des citoyens, les intérêts de la communauté pâtiront ^\

Mais la distinction des professions ne saurait-elle être considérée conmie un principe sur lequel on peut fonder l'organisation d'un système électoral ? L'idée d'une r^[>résentatton des intérêts organisés, la notion

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suivant laquelle « le meilleur corps électoral est celui qui consiste en certaines classes» professions, ou confire* ries ») et suivant laquelle, c lorsque ces confiréries ou organisations particulières sont représentées, la collectivité est représentée », voilà le thème de l'article de Mackintosh, auquel il est difficile de croire que James Mill ne songe pas ici, quoiqu'il choisisse pour objet de ses critiques un discours anciennement prononcé par lord LiverpooU Mais l'effet réel de cette représentation € bigarrée », serait, selon James Mill, de produire une c aristocratie bigarrée », a motley aristocracy : elle entraînerait donc toutes les suites mauvaises qui résultent d'un régime aristocratique quelconque, soit qu'il s'agisse d'une aristocratie composée de propriétaires fonciers, soit qu'il s'agisse d'une aristocratie mixte, composée de propriétaires fonciers, de n^ociants et d'industriels, d'officiers de l'armée de terre et de mer, et de juristes^. Au fond, l'argumentation dont James Mill se sert pour-^ défendre la théorie de la représentation des individus» contre la théorie de la représentation des intérêts, est. très voisine de l'argumentation que Ricardo et lui — même opposent au protectionnisme économique. ^ première vue, l'idée d'une « représentation des intérêts » semble conforme à l'esprit de la philosophie utilitaire : le principe de l'utilité générale prescrit que tous les intérêts, sans distinction, soient à la fois représentés dans l'assemblée législative et protégés par elle. Mais la question est de savoir si, lorsqu'on se propose de défendre les intérêts sociaux, il faut consw

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