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Crevier, Rhétorique jrançaise, t. II, dernier chapitre

Parlant de la brièveté de la vie des hommes, Massillon dit à son tour :

11 en est qui ne font que se montrera la terre, qui finissent du matin au soir et qui, semblables à la fleur des champs, ne mettent point d'intervalle entre l'instant qui les voie éclore et celui qui les voit sécher et disparaître.

Fénelon a écrit dans Télémaque :

Les hommes passent comme les fleurs qui s'épanouissent le matin, et qui le soir sont flétries et foulées aux pieds.

Quatre lignes plus loin il ajoute :

Souviens-toi que ce bel âge n'est qu'une fleur qui sera presque aussitôt séchée qu'éclose.

La même pensée était déjà dans Malherbe :

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d'un matin.

Voici un nouvel exemple de la fortune que peut avoir l'imitation d'une image qu'on trouve dans Virgile et que Delille a traduite par ces mots :

Du haut de ces rochers Je vois la chèvre pendre...

J.-J. Rousseau a écrit :

Tantôt d'immenses rochers pendaient en ruines audessus de ma tète...

(Nouvelle Héloise, I, lettre XXIII.)

Dupaty :

Ces flots, cette hauteur, cet abîme, ce fracas, ces rocs pendants en précipice...

(Lettres sur V Italie. — La grande cascade.)

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