Besplas, Éloquence de la chaire
Les principales pièces de Shakespeare avaient déjà été traitées avant lui.
Racine a pris aux Grecs le sujet de ses tragédies et leurs principales scènes.
Voici ce qu'il déclare dans sa deuxième préface de Bntannicus :
« J'ai travaillé sur des modèles qui m'avaient extrêmement soutenu dans la peinture que je voulais faire de la cour d'Agrippine et de Néron. J'avais copié mes personnages d'après le plus grand peintre de l'antiquité, je veux dire d'après Tacite ; et j'étais alors si rempli de la lecture de cet exellent historien, qu'il n'y a presque pas un trait éclatant dans ma tragédie dont il ne m'ait donné l'idée. J'avais voulu mettre dans ce recueil (son volume) un extrait des plus beaux endroits que j'ai tâché d'imiter ; mais j'ai trouvé que cet extrait tiendrait presque autant de place que la tragédie K »
Et dans la préface de Phèdre :
« Quoique j'aie suivi une route un peu différente d'Euripide, pour la conduite de l'action je n'ai pas laissé d'enrichir ma pièce de tout ce qui m'a paru le plus éclatant dans la sienne. »
L'assimilation par imitation est la base de tous les procédés littéraires.
C'est ce qui faisait dire à un poète qui s'y connaissait :
'< Quelle étrange recherche que celle des généa-
t. Dpuxi^me préface de Britanmcus.