Odibtis, despicilis, contemnitis
2. « Si non virtute, non industria, non innocentia, non pudore, non pudicitia ; at sermone, at litteris at humanitate ejus delectamini. •
en voulait votre appareil guerrier ? d'où vous venait ce courage, ce îeu qui brillait dans vos regards, cette ardeur qui vous enflammait 1 quels étaient vos projets et vos vœux ?
Ou encore ceci, contre Verres :
Quel homme pensez-vous que nous avons cité à votre tribunal ? un voleur ? un adultère ? un sacrilège ? un assassin ? Non, messieurs, mais un spoliateur effréné, mais Un monstre qui attente ouvertement à la pudeur, mais un misérable qui se joue de tout ce qu'il y a de plus inviolable et de plus sacré, mais le bourreau le plus cruel de ses propres concitoyens et des alliés du peuple romain !
Et sa célèbre apostrophe contre Catilina :
Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina ? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ? Jusqu'où s'emportera ton audace effrénée ? etc.
Ainsi donc, Catilina, poursuis ta résolution ; sors enfin de Rome ; les portes sont ouvertes, pars. Il y a trop longtemps que l'armée de Manlius t'attend pour général. Emmène avec toi tous les scélérats qui te ressemblent : purge cette ville de la contagion que tu répands ; délivre-la des craintes que ta présence y fait naître ; qu'il y ait des murs entre nous et toi. Tu ne peux rester plus longtemps ; je ne le souffrirai pas, je ne le supporterai pas, je ne le permettrai pas...
C'est toujours, on le voit, le délayage savant d'une même pensée.
« Cicéron abuse, dit La Harpe, de la facilité qu'il a d'être abondant, il lui arrive de se répéter... Il déborde parce qu'il est trop plein. 11 est toujours si naturel et si élégant, qu'on ne sait ce qu'il faudrait