‹ La formation du style par l'assimilation des auteursChapitre 40 sur 141 · Odibtis, despicilis, contemnitis · texte numérisé non relu

Odibtis, despicilis, contemnitis

2. « Si non virtute, non industria, non innocentia, non pudore, non pudicitia ; at sermone, at litteris at humanitate ejus delectamini. •

en voulait votre appareil guerrier ? d'où vous venait ce courage, ce îeu qui brillait dans vos regards, cette ardeur qui vous enflammait 1 quels étaient vos projets et vos vœux ?

Ou encore ceci, contre Verres :

Quel homme pensez-vous que nous avons cité à votre tribunal ? un voleur ? un adultère ? un sacrilège ? un assassin ? Non, messieurs, mais un spoliateur effréné, mais Un monstre qui attente ouvertement à la pudeur, mais un misérable qui se joue de tout ce qu'il y a de plus inviolable et de plus sacré, mais le bourreau le plus cruel de ses propres concitoyens et des alliés du peuple romain !

Et sa célèbre apostrophe contre Catilina :

Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina ? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ? Jusqu'où s'emportera ton audace effrénée ? etc.

Ainsi donc, Catilina, poursuis ta résolution ; sors enfin de Rome ; les portes sont ouvertes, pars. Il y a trop longtemps que l'armée de Manlius t'attend pour général. Emmène avec toi tous les scélérats qui te ressemblent : purge cette ville de la contagion que tu répands ; délivre-la des craintes que ta présence y fait naître ; qu'il y ait des murs entre nous et toi. Tu ne peux rester plus longtemps ; je ne le souffrirai pas, je ne le supporterai pas, je ne le permettrai pas...

C'est toujours, on le voit, le délayage savant d'une même pensée.

« Cicéron abuse, dit La Harpe, de la facilité qu'il a d'être abondant, il lui arrive de se répéter... Il déborde parce qu'il est trop plein. 11 est toujours si naturel et si élégant, qu'on ne sait ce qu'il faudrait

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