LES COMITÉS D’USINE
Pour faire des ouvriers de véritables collaborateurs, des collaborateurs actifs, il fallait leur donner le moyen d'exposer leur avis sur toutes les questions regardant la marche de l’usine. Ce fut le rôle des comités d’usine.
Ils ont connu un succès considérable auprès des ouvriers qui pouvaient ainsi faire part de leurs idées et de leurs doléances.
C’est l'ingénieur social devenu l’employment manager qui fut chargé de l’organisation de ces comités.
Ces comités tirèrent leur origine de l’émotion provoquée par les troubles et les grèves qui éclatèrent en 1910 ctuenel9it
Ces troubles jetèrent un gros émoi dans le public et le milieu patronal. Il y avait quelque chose de désorganisé qui créait des antagonismes sérieux entre employeurs et employés.
J.-D. Rockefeller, patron absentéiste, en fut très surpris, et d’autant plus que les grèves les plus sanglantes eurent lieu dans ses usines. Il fit appel à M. Mackensie King pour l’aider à faire disparaître «ces antagonismes sociaux ». On finit par élaborer une théorie conciliant les antagonismes sociaux avec la philosophie optimiste de l’harmonie des intérêts.
Cette philosophie déclarait que l’incompréhension entre patrons et ouvriers provenait de la disparition des relations personnelles dans l’industrie. Le vrai patron disparaissait et laissait la place à un directeur salarié responsable, mais seulement devant les actionnaires.
Cette conception eut un gros succès, on lui fit beaucoup de propagande.
Cette théorie disait : «Nous proposons qu’employeurs