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LES COMITÉS D’USINE

et employés prennent pour principe de rechercher la prospérité nationale, plutôt que leur intérêt égoïste.

« Nous suggérons qu’employeurs et employés, réunis en comités mixtes, discutent les points suivants :

« 1° Salaires et conditions du travail;

« 2° Dispositions pour protéger la santé et le bienêtre général des ouvriers;

« 3° Limitation de la loi de l'offre et de la demande en tant que régulatrice des salaires et application d’une doctrine plus humaine. »

On recherchait avant tout l’entente commune. Ces comités rétablirent le contact du patron avec l’ouvrier et permettent à l’un et à l’autre d’exposer leurs idées, leurs points de vue. Le patron a la possibilité d'expliquer ses décisions, il n’est plus un inconnu, l’homme invisible.

Les conseils d’usine jusqu'alors très rares — on en comptait environ six en 1914 —, se généralisèrent rapidement.

(En France, vers 1890, on avait vu à l’usine du Valdes-Bois, M. Léon Harmel, instituer un conseil d’usine. Puis, en 1899, la sentence Waldeck-Rousseau avait obligé le Creusot à organiser des comités. Mais ce mouvement ne fut guère connu en Amérique.)

Ainsi les comités d’usine servent à de nombreuses fins : ils permettent à la direction de connaître l’état d'esprit du personnel, d’intéresser les ouvriers à la bonne marche de l'affaire, d’aplanir les différends et d’éviter les mécontentements survenant notamment entre contremaîtres et ouvriers.

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