‹ La forme chrétienne de l'assurance populaire [microforme]Chapitre 7 sur 12 · RE DR · texte numérisé non relu

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D'après ce qui précède, on peut conclure que Pun et l’autre système exposés ont du bon, comme l’un et l’autre ont des points faibles, plus ou moins sérieux. Théoriquement, on est porté à croire que la perfection relative, en l'espèce, serait peut-être une combinaison judicieuse de ces deux systemes. On aurait la décentralisation des fonds de secours en maladie pour les grands centres, où les cercles, cours ou succursales sont puissamment fondés, avec un grand nombre de membres, c’est-à-dire les quatre-vingt-dix pour cent, dont parle M. Robillard, et qui sont en état de toujours rencontrer sûrement leurs obligations de ce chef. D’un autre côté on choisirait plutôt la centralisation des fonds pour les petits centres, paroisses rurales, hameaux etc, c’est-à-dire pour ce dix pour cent des cours, succursales ou cercles, où le nombre des membres n’est pas suffisant pour garantir les bénéfices dus et exigibles.

Mais il convient de ne point perdre de vue qu’entre la théorie et la pratique la différence est souvent énorme. Un arrangement comme celui qui vient d’être supposé aurait le désastreux effet pratique de syndiquer, d’une part, toutes les misères, sous la forme des Caiïsses de petits centres ne pouvant se suffire, pendant que, d’autre part, ou laisserait thésauriser et s’engraisser dans leur égoïme les cercles, cours ou succursales des grands centres, qui sont au-dessus de leurs affaires en ce qui concerne les secours en maladie, Pratiquement, il faut donc l’avouer, le vrai système mutualiste et plausible parait bien être celui de la centralisation générale des fonds de secours en maladie, selon les suggestions offertes par M. Robillard. Sans doute,

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