DISCUSSION
Ce qui domine cette symptomatologie c’est la peine qu'à le malade à faire pénétrer dans son estomac des aliments solides et même des liquides, lorsque ceux-ci sont déglutis tron rapidement et en trop grande quan-
Ames
té :; puis la sensation de pesanteur épigastrique très marquée qui Suit la moindre ingestion. Cliniquement, tumeur palpable. À la radioscopie une cavité réduite à presque rien par les masses cancéreuses qui l’obstruent. Un cardia réduit à un défilé qui « s’embouteille » lors de la déglutition de la bouillie bismuthée au point que vingtquatre heures après l’œsophage est encore plein et que le malade ne peut rien faire pénétrer dans son estomac qui, lui aussi, est comble pendant quarante-huit heures. Et à ce propos Guisez qui, lui aussi, a observé un malade qui, quatre jours durant, garda au niveau de son rétrécissement la bouillie, amenant une dysphagie absolue; et qui, quatre fois, a du déboucher l’œsophage de malades ainsi encombré de bismuth, recommande de désobstruer systématiquement ces malades par un lavage aussitôt après l'épreuve de Bismuth. |
Au total, notre malade était donc atteint d’un cancer généralisé rendant presque virtuelle la cavité de son estomac et sténosant son cardia. En discutant le mécanisme de ces troubles nous verrons que l’image donnée par l'estomac de ce malade correspond à celle que Béclére attribue à l'estomac cancéreux généralisé avec sténose du cardia et stase œsophagienne, aspect voisin, mais tout de même un peu différent des syndrômes décrits par Soupault.
Mécanisme des troubles œsophagiens dans la variété mécanique de la forme œsophagienne du cancer de l’eslomac.
— Il est fort simple et indiscutable : c’est la petite capacité d’un estomac trop vite rempli qui le fait déborder dès qu'il est plein, et accessoirement, comme dans notre