‹ La Forme Esophagienne Du Cancer De L'EstomacChapitre 20 sur 25 · RARE · texte numérisé non relu

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cas, la gêne dans la traversée du cardia qui ajoute üne difficulté de plus au remplissage.

La radioscopie objective d’une façon très précise ce qui se passe; et, puisant toujours à la si compèlte source de documentation qu'est le rapport de Béclére de 1912, on peut distinguer trois cas.

Dans le premier, c’est ce qu'aurait vu Soupault s’il avait passé ses malades aux rayons; on a la microgastrie de Mathieu, l'estomac rétracté de Béclére, qui anatomiquement correspond au squirrhe et à la linite plastique. L'infiltration cancéreuse aboutit à la diminution plus ou moins complète de la cavité gastrique qui se traduit par une réduction correspondante des divers diamètres de l’image stomacale et par la diminution progressive et finalement la disparition de la péristaltique. La cavité gastrique est si réduite et surtout ses parois sont si inextensibles qu’en dépit de l’insuffisance pylorique, fréquente dans ces cas, les dernières portions du repas bismuthé ne peuvent pénétrer dans l’estomac déjà plein et demeurent dans la partie inférieure de l’œsophage, où on les voit stagner plus où moins longtemps.

Dans le second cas, qui est applicable à notre observation, la sténose du cardia s’ajoute au trouble précédent. A ce sujet, Béclére dit qu’elle se révèle par la stase anormale du repas bismuthé à la partie inférieure de l’œsophage et par la lenteur du passage du contenu œsophagien dans la cavité gastrique, même à l’état de vacuité au travers d’un défilé plus ou moins étroit. Ces deux derniers caractères la distinguant du mécanisme précédent.

Pour ce qui est du troisième cas, nous n’en avons pas d'observation nette. Celles qui pourraient s’en rapprocher

Den 0e (Obs. IT, IV et VI) ayant un élément nettement Spasmodique qui empêche de préciser le rôle de la gêne mécanique apportée par la tumeur elle-même à la descente du bismuth. Nous faisons, en effet, rentrer dans cette dernière catégorie les cancers siégeant au voisinage du cardia (sans l’envahir) et qui, partis de la petite courbure et plongeant dans la cavité gastrique, forcent la pâte bismuthée à s’étaler lentement à leur surface et à en dessiner fortement le relief. Phénomène qui, à notre avis, peut être parfois la cause unique de troubles dysphagiques.

Ces données sont suffisantes pour se faire une idée parfaite de l’origine mécanique des troubles dysphagiques dons le cancer de l’estomac. En somme dans les cas les plus fréquent, qui relèvent du type Soupault, on peut conclure, avec Caussade et Rénon, que « l’atrophie gastrique est telle, qu’elle aboutit à la suppression de l’estomac ; le pylore se continuant presque directement avec l’œæsophage. De l’œsophage au pylore il n’y à presque pas de changement de calibre, de sorte que la sténose pylorique due au cancer a joué le rôle d’un véritable rétrécissement œsophagien ».

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