CHAPITRE TROISIÈME
1° Parallèle clinique, radiologique et nécropsique entre les deux variétés de la forme œsophagienne du cancer de l'estomac.
Si ces deux mécanismes de production du syndrome œæsophagien dans le cancer de lestomac Ss’objectivent de façon à peu près identique, conduisant tous les deux de prime abord l’observateur non prévenu au diagnostie de cancer de l’œsophage, il est tout de même possible, cliniquement, de rattacher les symptômes rencontrés, à une pathogénie cu à l’autre. Leurs images radioscopiques sont aussi tout à fait dissemblabes; en cela, interprètes fidèles des lésions anatomiques bien différentes que la nécropsie donnera dans la suite.
Pour la variété spasmodique, c’est toute la symptomatologie si variée décrite par nombre d’auteurs à propos de l’œsophagisme. Beaucoup ont noté le terrain névropathique, le début subit et de suite intense de la dysphagie pour les liquides, l’arrêt du cathéter en un point variable, mais surtout au niveau des deux sphincters de Guisez : caractères qui n’ont pas été consignés dans nos observations, et pour lesquels du reste maints auteurs, dent Guisez, s'accordent pour constater qu’ils ne sont pas alsolus. La notion de variabilité, par contre, sur
DE
laquelle tout le monde insiste s’est trouvée nettement vérifiée par nous. À la radioscopie, c’est l’image d’une cavité gastrique en général peu réduite de volume avec une lacune bien délimitée et au cardia un spasme passager, intermittent, variable qui, quand il existe, peu à peu se détend pour laisser se remplir par éjaculations successives où tout d’un trait la cavité stomacale.
A l’autopsie, d’après les auteurs qui en ont publiées. c'est le cancer quelconque plus où moins bourgeonnant dans la poche gastrique, mais ne la diminuant pas appréciablement. Dans les deux cas de Schrameck, Devic à trouvé une tumeur de nature colloïde, l'intégrité du cardia et de l’œsophage étant absolue.
La variété anatomique présente une autonomie nette lorsque l’on sait en rechercher les signes. Cliniquement c'est une dysphagie progressive, mais définitive ; le cathéter passe sans rencontrer de résistance, Surtout quand la microgastrie n’est pas associée à de la sténose du cardia. Le signe de Soupault du débordement par regorgement du liquide introduit par la sonde, mettant en valeur l’importance de la notion de quantité, d’encombrement et de vitesse de pénétration de l’ingesta, est tout à fait pathognomonique. Il est impossible de délimiter l'estomac ainsi atteint, soit par la palpation, soit par la percussion : au niveau du creux épigastrique, on ne peut produire aucun clapotage même après absorption de liquide. La sonorité ÿ est très réduite et ne peut être retrouvée. Le chimisme montre que le viscère n’a plus de rôle physiologique et qu’il est devenu «un vase inerte ». A la radioscopie on note l’image de l’estomac rétracté de Béclére avec ou sans sténose du cardia (squirrhe ou