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linite, ou s'il n'y à pas de rétraction cancéreuse c’est l'encombrement de la cavité gastrique pouvant à peine contenir, comme on l’a vu dans certains cas, quelques em de liquide, tant est énorme le développement des bourgeons cancéreux dans son intérieur. Comme nous l’avons déjà dit plus haut, la bouillie bismuthée forme une colonne sombre continue englobant œsophage et estomac. L’autopsie le plus souvent montrera un squirrhe ou une linite, la cavité tellement réduite qu’il est arrivé qu’on n’y pouvait faire pénétrer un petit crayon; ie cardia béant, quand le processus ne l’a pas sténosé en partie.
2° Diagnostic entre le cancer de l'estomac à forme œsophagienne et le cancer de l’œsophage.
Avant la radiologie c'était là, tâche fort difficile à remplir dons l’une comme dans l’autre variété : la preuve en est dans le nombre de diagnostics erronés qui furent portés. La radioscopie est, en effet, d’un grand secours dans ces: cas pour deux raisons : en permettant d’abord de constater que le malade est porteur d’une tumeur de l’estomac dans les cas si fréquents où il n’y a pas de signe à la palpation ; en facilitant en suite l’étude du trouble de lœsophage qui s’objective par la dysphagie.
Là encore il nous faut, comme plus haut, considérer à part les deux variétés
a) A-t-on affaire à la variété spasmodique de la forme œsophagienne du cancer de lestomac ou à un cancer de l’œsophage ? Deux hypothèses : ou rien à l’estomac, ni cliniquement ni radiologiquement et il y a tout lieu de croire à un cancer de l’œsophage. Ou on trouve une tumeur palpable confirmée par la radioscopie, ou seulement une radioscopie positive. Dans ce cas, malgré les
expériences de Cornil qui ont démontré les faits de tumeurs multiples, d’inoculation du cancer au porteur de la tumeur primitive S’expliquant par une greffe des éléments cancéreux, fait extrêmement rare si tant est qu'il existe dans la pratique, dans ces cas disons-nous, c’est de parti pris qu'il faut chercher dans le spasme œsophagien l’origine des troubles dysphagiques que présente ce cancéreux de l’estomac. De nombreux moyens sont du reste pour cela à notre disposition. L'étude de l’évolution elinique qui montre dans le cancer de l’œæsophage une dysphagie plus progressive, plus continue, plus fatale l'absence d’antécédents dyspeptiques nets; le catheterisme qui peut ramener des débris cancéreux, quoique Chauffard qualifie cet instrument de « mauvais, brutal et aveugle, qui ne doit plus appartenir qu’à l’histoire de la médecine, détrôné qu'il est par la radiologie, arme admirable, simple, précise et inoffensive ». L'œsophagoscopie, que Guisez à poussé à un $i haut degré de perfectionnement. Le chimisme qui montrera où en est la fonction sécrétoire de l’estomac ; la radioscopie surtout, répétée dans des conditions différentes, de manière à vérifier si les signes radiologiques sont permanents et uniformes ou s’ils varient dans leur apparition, leur degré et leur siège.
b) Est-on en présence de la variété mécanique de la forme œsophagienne du cancer de l’estomac ou d’un cancer de l’œsophage ?
C’est la radioscopie qui à elle seule, fera ici le diagnostie, en montrant le tube œsophagien ne formant qu’un avec le petit estomac rétracté, au cardia tantôt béant, tantôt plus ou moins resserré. Le signe de Soupault du débordement par regorgement, confirmera ce qui à été
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vu à l'écran. La clinique, le chimisme et l’œsophagos- Copie venant ajouter chacun leur part de confirmation au diagnostic radioscopique.