CONCLUSION
Dans ce dernier chapitre nous voudrions chercher à démontrer les avantages que l’on peut trouver à individualiser cette forme de cancer de l'estomac.
Au point de vue nosologique, elle vaut évidemment ce que valent tous les essais de classification des divers syndromes sous lesquels se présentent en clinique une même entité morbide. Paraissant au premier abord compliquer leur étude en créant variétés et sous-variétés plus ou moins artificielles, objection surtout valable quand des considérations théoriques ont avant tout présidé à leur élaboration, elles se justifient pleinement quand elles jettent une lumière vive sur des cas comme le notre où la lésion d’un viscère simule la lésion d’un organe voisin, et cela par des mécanismes qui, aboutissant au même tableau clinique, ont leur source dans des processus et des réalités anatomo-pathologiques tout à fait différents.
Mais c’est surtout au point de vue diagnostic, pronostic et thérapeutique que la notion et l’isolement du cancer gastrique à forme œsophagienne deviennent importants. Au point de vue diagnostic elle fait classer de suite ces « faux cancers de l’œsophage » qui, plus d’une fois, conduisirent à des interventions intempestives dont l’observation de Cotte. quoiqu’elle s'applique à une lésion jéju-