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AO

Fig. 387. — Réunion longitudinale des angiotonotes dans un embryon d'Axolotl.

VST, veine sons^intestinale; AO, aorte; FC, veine cardinale; W, vaisseau latéral; W, vaisseau transversal; vi^ vaisseau intermétamërique ; vr, petit tronc réunissant.

CINÉMATIQUE

OU cœur, dont le déterminisme aussi bien que les conséquences, faciles à interpréter d'une façon dynamique, seront repris à ce point de vue avec Tétude des phénomènes de localisation régionale. Parmi les auteurs qui admettent une participation de Tendoderme a la formation du système circulatoire chez les Vertébrés, nous devons citer Gotte et Rûckert, et parmi ceux qui attribuent à l'endoderme sa constitution exclusive, il faut signaler M. Duval, ScHWiNCK, Rabl, Marshall et Bless. Une mention spéciale doit être faite des recherches d'HoFFMANN, non seulement parce qu'elles attribuent à Tendoderme la formation des gros troncs sanguins, mais

Fig. 388. — Origine do l'ébaache cardino - aortiquc par plissement endodermique chez Acanthias.

(Hoffmann).

/, intestin; ao+t'^, ébauche cardino-aortiqne; cA, corde dorsale ; se, subnotocorde.

Fig. 389. '- Origine du cœur par plissement endoderroique

chez Acanthias (Hoffmann).

/, intestin ; c et c\ les deux moitiés du cœur.

encore parce qu'elles assignent à cette formation la valeur d'un plissement de surface (voirfîg. 388 et 389).

Documents divers sur le système circulatoire. — Si nous en

venons maintenant à considérer les Annélides, il faut reconnaître que, dans leur état adulte, l'appareil circulatoire fondamental est absolument identique à celui que nous venons de décrire chez les Vertébrés dans les stades précoces de leur développement. On y trouve en effet un vaisseau antineural, un vaisseau paraneural et des vaisseaux transversaux (voir fig. 18, p. 51). Ce schéma général peut subir des modifications de détail qu'il y aurait lieu d'étudier et d'interpréter dans chaque cas. Indiquons seulement une des plus intéressantes, qui se manifeste chez les Hirudinées, Le vaisseau paraneural y est détruit, le sang tombe dans une lacune à Tentour de la chaîne nerveuse, et Ton peut pour ce motif l'appeler lacune périnervienne.

En cherchant des informations relatives aux ébauches de ces troncs fondamentaux, nous trouvons parmi les différents embryolo-

SYSTÈME CIRCULATOIRE

gistes un accord complet, quant a la place qu'elles occupent : elles sont situées entre la splanchnopleure et la paroi endodermique.

Presque tous les auteurs parlent, il est vrai, d'une dérivation mésoblastique ou mésenchymateuse ; mais nous réservons notre opinion sur la question d'origine, étant convaincu que ces données peuvent être changées par de nouvelles recherches sous l'influence d'une nouvelle orientation des idées.

Les vaisseaux longitudinaux : antineural et paraneural des Anne-

Fig. 390. — DûvcloppemcDt du cœur chex les Lamellibranches (Korschblt et Hbidbr). I, II, III, genre Arca; I', II', III', un Lamellibranche quelconque; /, intestin; p, péricarde;

r, cœur.

lides sont impairs et médians. Mais, d'une part, chez les Vertébrés, il arrive h en être de même dans la totalité de la longueur du corps ou sur une partie de cette longueur, et, d'une autre part, Vejdovsky a vu le vaisseau dorsal, c'est-à-dire antineural, du Lumbricus et du Criodrilus naître par une ébauche paire.

Chez les Mollusques, le tube cardiaque, la seule partie du système circulatoire fondamental qui ait été suivie de près, se forme également par une ébauche paire (fig. 390).

Dans l'embranchement des Arthropodes on ne retrouve aucune trace du vaisseau paraneural. Est-ce h dire qu'il disparaît de très bonne heure ou bien qu'il ne se forme jamais? La question n'ayant pas été posée, il est inutile d'y chercher une réponse dans la bibliographie.

De même, les vaisseaux transversaux n'ont pas été reconnus, tout au moins avec cette signification; pourtant, l'examen de certaines figures de Morin sur le développement des Araignées conduit à admettre leur existence, à tout le moins transitoire (5, fig. 391). Le vaisseau antineural, au contraire, existe partout et fonctionne comme cœur, soit dans toute sa longueur, soit dans une partie seulement

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suivant les cas. Les ébauches de ce vaisseau sont surtout celles qui ont attiré l'attention; chez les Insectes, notamment, elles apparaissent doubles pour se fondre ensuite sur la ligne médiane.

Elles sont encore par beaucoup de savants données comme des dérivés mésoblastiques ou mésenchymateux. Cependant il n'y a plus accord unanime, et plusieurs embryologistes croient à Torigine endodermique ou tout au moins vitelline de ces éléments, qui ne seraient

plus que nominativement ^' mésoblastiques, ce qui con-

corde parfaitement avec la thèse que nous soutenons.

Signalons en particulier les recherches de Balfour sur les Arachnides, confirmées ensuite par Schimkewitsch, 5 LocY et KisHiNouYE, d'après

lesquelles le système circulatoire naît dans des éléments vitellins, que ces auteurs interprètent d'ail- ' leurs comme adjoints au

m mésoblaste. Je rappelle aussi

une observation de Met-

Fig. 391. — Vaisscniix snngiiins dans un embryon . ^

d'Arachnide, Theridium /wafM/cf«m (Morin).* SCHNIKOFF, qUl me parait lort

/', patte; .V, cordon nerveux; m, cavité mésoblas- exaCtC et d'après laquelle,

tique; 5, ébauche angioblastique transversale; cv, ^ ^ ^ . | .

cellule vilellino ou parablaslique. chczlc bCOrpiOU, la partie

postérieure du vaisseau antineural, soit l'aorte dorsale, naît du mésentéron.

Chez les Myriapodes, il semble bien que l'on doive aussi rapporter aux cellules vitellines les éléments qui produisent le cœur.

Privé de son vaisseau paraneural, le système circulatoire des Arthropodes se complète comme nous l'avons dit par un système de lacunes qui, chez les Insectes, forment un ensemble confus, mais dont l'une peut devenir spécialement remarquable par son étendue longitudinale et par sa position, soit en dehors de la chaîne nerveuse (Crustacés), soit autour de celle-ci (Arachnides).

Chez les Arthrostracés cette lacune est sans ambiguïté décrite comme telle ^ Chez les Thoracostracés, au contraire, elle acquiert la précision d'un vaisseau, et ses parois en prennent la consistance et la structure histologique. Ce n'est pas une raison pour en méconnaître la valeur morphologique, qui réside non dans cela mais dans sa position et dans ses rapports avec les autres organes; c'est poui-

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