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quoi nous l'avons en Statique appelée lacune, et non artère prénervienne comme on le fait d'ordinaire.
De même chez les Limules, la lacune on question est périnervienne, ainsi que Ta indiqué Alph. Milne-Edwards, et, chez les Arachnides, comme nous l'avons
dit page 108, le système fDiO. ^
lacunaire longitudinal est visiblement périnervien, malgré sa concentration précise, malgré les caractères histologîques que peut revêtir sa paroi, et qui n'ont point à intervenir dans des spéculations morphologiques.
La dérivation du cœur chez les Tuniciers est formellement donnée comme endodermique par Seeliger, ainsi que par van Beneoen et JuLiN. Une évagination endodermique ventrale, située en arrière de la région 1^^ '
pharyngienne, se sépare de la paroi endodermiquc pour fournir plus tard le cœur et aussi, assurent les auteurs, les sacs péricardiques(?). Il est particulièrement intéressant de noter, et nous en tirerons parti plus loin, que la sortie angioblastique est en quelque sorte troublée, et ne s'effectue pas toute du premier coup. Une partie du sac endodermiquc est restée en place, et van Beneden et Julin lui ont donné le nom A'épicardium ou sac épicardique {cp^ ï\g. 392); c'est en quelque sorte une réserve angioblastique. Ultérieurement en effet, elle se met à croître, produit vers l'avant deux tubes (tubes épicardif/iies) et vers l'arrière un tube très long, qui se prolonge dans les stolons quand il y en a, et qui joue un rôle extrêmement important dans le développement des bourgeons, ainsi que nous le dirons plus loin.
Fig. 392. — Embryon de Clavelline (Sbblioekj. pp. papilles fixatrices; chp, chambre péribranchiale ; et, porc cloncal — ce, œil; o/, otocyste — B, bouche; hy, fossette hypofçanglionnaire; P//, pharynx; en, endostyle; fb^ fentes branchiales; £, estomac; R, rectum — ucA, iirocorde — C, cœur; ep, sac épicardique.