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CHAPITRE X

Évolution définitive de la Surface intérieure. Le Métablaste.

Après avoir fourni par des plissements transversaux métamériques, ou par un processus qui reconstitue ces plissements, le mésoblaste d'abord et Tangioblaste ensuite, la surface intérieure subit encore une troisième catégorie de plissements dont il nous reste à traiter.

En laissant de côté comme questions de structure les plissements irréguliers en saillie ou en creux, tels que papilles, lames intestinales, typhlosolis des Oligochètes, et aussi les épaississements glandulaires des parois, les plissements définitifs dont nous voulons parler sont de deux sortes, les uns impairs et longitudinaux, les autres pairs et latéraux comme ceux des deux séries précédentes.

Réservons pour la fin du chapitre l'étude des plissements longitudinaux, pour aborder en premier lieu celle des poches transversales, et les comparer aux deux premières séries.

Les poches transversales définitives ont avec les précédentes le caractère commun d'appartenir originellement à la surface intérieure ; et l'on peut appeler MètaHaste l'ensemble qu'elles forment dans un animal, pour indiquer par là qu'elles constituent une série de productions qui sont, par leur position et leur origine, comparables aux débuts du mésoblaste et de l'angioblaste.

D'une façon générale, les poches mét^iblastiques poursuivent leur évolution moins loin que les sorties antérieures : elles restent en effet ordinairement ouvertes dans la cavité intestinale, et n'arrivent pas en conséquence à former des sacs latéraux clos.

La troisième série de plissements peut se manifester en suivant le rythme métamérique qui a été inauguré par le mésoblaste et que déjà l'angioblaste a suivi, ou se présenter d'une façon tout à fait indépendante de ce rythme. Dans les cas, au reste, où le métablaste apparaît métamériquement, il subit, plus fortement encore que les deux séries antérieures, des réductions régionales qui tendent à effacer rapidement la métamérie.

Quelques rapports que les poches métablastiques puissent avoir avec celles qui ont donné le mésoblaste et l'angioblaste, elles en diffèrent chronologiquement puisqu'elles leur sont consécutives.

PLISSEMENTS MÉTABLASTIQUES 445

Donc, au point de vue morphologique, il nous faut mettre en dehors de la série dont nous traitons ici, les plissements primitifs de la surface intérieure que nous avons signalés chez les Cœlentérés, les Plathelminthes et les Némertes. Bien que fonctionnellement définitifs, les plissements en question sont formellement primitifs, et comparables à un mésoblaste arrêté dans son évolution (voir

Cette remarque est extrêmement utile pour définir exactement les organes dont nous allons parler maintenant, et qui existent en dehors du mésoblaste et de Tangioblaste.

Il faut encore mettre à Técart les évaginations du stomodœum, connues sous le nom de glandes salivaires, et qui ont la valeur de glandes ectodermiques. Certaines même s'ouvrent pour ainsi dire hors du tube digestif; telles sont les glandes salivaires des Insectes. Ce sont des perfectionnements ultimes qui ne rentrent pas dans des préoccupations de morphologie générale.

Le rôle des productions fondamentales, auxquelles nous nous arrêtons maintenant, est extrêmement varié, soit qu'on les compare entre elles dans deux animaux différents, soit qu'on les compare dans deux régions d'un seul animal; nous aurons occasion d'indiquer pour chaque cas ces divers rôles, tout au moins dans la mesure où ils sont connus.

I. Plissements définitifs transversaux. — Le plus frappant exemple des plissements qui surviennent sans rapport aucun avec la métamérie primitive nous est fourni par l'étude du Balanoglossus, dont le mésoblaste donne trois sections seulement, savoir : une section préorale équivalente à une poche impaire soudée avec deux poches paires, un seul métamère somatique à cavité paire et un pygidium impair. Les plissements définitifs de la cavité digestive sont beaucoup plus nombreux et constituent les poches branchiales qui se rouvrent à l'extérieur chacune par un pore.

Chez le Cephalodiscus, d'autre part, nous n'avons signalé qu'une seule paire de ces diverticules branchiaux; ceci est tout à fait congruent avec le rythme de la métamérie primitive qui comporte un seul intermétamère somatique, comme nous l'avons dit.

Peut-être à la suite de cette fente unique, y a-t-il lieu d'en compter une seconde paire qui reste à Tétat de poches ou de cœcums.

Chez l'Actinotroche rapportée, semble-t-il avec raison, par Masterman* à un type voisin des précédents, on peut reconnaître aussi la double ébauche d'une poche branchiale analogue à celle du Cephalodiscus, mais qui toutefois n'arrive pas jusqu'à se mettre en

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