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Fig. 469. — Origine do la vésicMlc optique, schéma.

I, slado de la gouttière nerveuse; fo, fossette optique — II, stade du tube nerveux; vo, vésicule optique.

CINEMATIQVB

vésîcules optiques avant la fermeture de la gouttière nerveuse a été

constatée sur la Taupe par Heape en 1885, par M. Ddval chez les

Oiseaux et par Whitman, en 1889, chez le Necturus. Enfin en 1893, Eyclbshymer a signalé chez Rana palustris, au fond de la gouttière nerveuse dans la région qui sera ultérieurement le thalamencéphale, deux plages très pigmentées qu'il appelle fossettes optiques (fig. 470), et dont l'apparition précoce concorde absolument avec ce que nous venons d'exposer.

A cette première hypothèse, Dohbn*, en 1885, en a ajouté une nouvelle : à savoir que la région de la périphérie où Tœil a retrouvé la lumière est une fente branchiale. Nous avons nous-mème apporté un certain nombre d'arguments

pour faire admettre que la fente branchiale obstruée par l'œil est

précisément celle qui,

Fig. 470. — Plages optiques sur un jeune embryon de Rana palustris (Eyclbshymbr).

en, cordons neuraux ; /7o, plages optiques.

pour cette raison même, dégénère en glande pi- * tuitaire pour concourir à former l'hypophyse.

En outre de toutes les concordances entre Tap- Q( pareil circulatoire, les J ganglions nerveux, les myotomes et les fentes branchiales que consacre fC cette hypothèse , elle donne de plus l'explication des phénomènes suivants :

1** Pendant que la vésicule optique grandit et Ju s'avance vers la peau, elle présente sur un de ses méridiens une fente, appelée fente choroïdienney fc (fig. 471), qui se suture ultérieurement. Cette fen-

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Fig. 471. — Position de l'œil des Vertébrés sur une fente branchiale (schéma).

gp^ glande pinéale ; inf^ infundibulum ; gc, ganglion ciliairc; ^/, ganglion trijumeau; CE, œil; /r, fente choroïdienne — C, cristallin; Bhy^ branchie hypophysaire ; pp^ son ouverture pharyngienne : Bs^ bouche stomodœale; Bbf bouche branchiale.

1 DOHRM. Mitth. aus der zool. Station zu Neapel, i. VI. 1886.

te choroïdîenue, tout à fait incompréhensible autrement, devient claire si Ton y voit la persistance de la gêne apportée au développement de l'œil par la rencontre de la poche branchiale, d'abord située dans cette région.

2© Enfermées dans la coupe optique, qui est ultérieurement la chambre postérieure de l'œil, on voit persister un certain nombre de productions : repli falciforme des Poissons, peigne des Reptiles et des Oiseaux, ligament qui soutient l'artère centrale de la rétine chez les Mammifères. Toutes sont fixées sur la suture de la fissure

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Fig. 472. — Œil pinéal de Lacerta ocellata (Baldwin Spencek). lof^ lobe olfactif; H y hûmisphèrcs cérébraux; iVO, nerfs optiques; (/»/*, infundibulum ; LO, lobes optiques; Cf, cervelet — Ep^ saillie cérébrale, épiphyse ou glande pinéale; no/i, nerf de l'œil pinéal; ap, œil pinéal; dm, derme.

choroïdienne et s'étendent jusqu'au cristallin. On peut les interpréter facilement comme des restes de la poche branchiale sur laquelle est venue se poser l'œil et qu'il a finalement fait dégénérer. Une fois établi en cette place nouvelle, l'œil a acquis un certain nombre de muscles dérivés des cavités mésoblastiques voisines de lui. Voici, d'après van Wijhe, la constitution morphologique de la musculature du globe oculaire ainsi que des nerfs moteurs qui la dirigent.

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